jeudi 11 mars 2010 16:50 Tijd

Sarkozy quitte le Proche-Orient sur une note d'espoir après un geste de Moubarak

Nicolas Sarkozy et Hosni Moubarak

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Nicolas Sarkozy a achevé sa tournée au Proche-Orient sur une note d'espoir après une ultime étape en Egypte au terme de laquelle son homologue égyptien Hosni Moubarak a invité les Israéliens à discuter de la sécurité à la frontière palestino-égyptienne.

(afp) - Nicolas Sarkozy a achevé mardi sa tournée éclair au Proche-Orient sur une note d'espoir après une ultime étape en Egypte au terme de laquelle son homologue égyptien Hosni Moubarak a invité les Israéliens à discuter de la sécurité à la frontière palestino-égyptienne.

L'invitation de l'Egypte constitue, selon la présidence française, la première étape d'un plan de paix conjoint franco-égyptien, au onzième jour de l'offensive lancée par l'Etat hébreu contre les islamistes palestiniens du Hamas qui contrôlent la bande de Gaza.

"Le président Moubarak invite sans délai, notamment la partie israélienne, à venir discuter de la question de la sécurité des frontières, peut-être dans les heures qui viennent", a déclaré le président français dans une déclaration conjointe avec Hosni Moubarak, au terme de leur deuxième entretien en quarante-huit heures à Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge.

"J'ai des éléments très précis qui me permettent de dire qu'une délégation israélienne rencontrera une délégation égyptienne sans délai pour parler de cette question de sécurité", a-t-il ajouté.

Lors de cette déclaration, M. Moubarak a de son côté proposé un "cessez-le-feu" qui permettrait à l'aide humanitaire d'être également acheminée dans la bande de Gaza, alors que l'opération israélienne a coûté la vie à au moins 660 Palestiniens depuis son lancement le 27 décembre.

Il a aussi invité les factions palestiniennes rivales, notamment le Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas, à reprendre leurs pourparlers de réconciliation.

Sur un ton plutôt optimiste, Nicolas Sarkozy a confié qu'il avait "bon espoir que la réaction des autorités israéliennes (permettrait) d'envisager de mettre un terme à l'opération qu'elles ont engagées sur Gaza, c'est-à-dire pas simplement le cessez-le-feu mais un retrait".

"La proposition égyptienne a ceci d'important que personne n'est humilié, personne ne perd la face, que ce n'est pas un retour au statu quo ante puisque les Egyptiens sont prêts à travailler sur la sécurité aux frontières, puisqu'une pression est faite pour qu'il n'y ait plus de roquettes qui partent de Gaza", a souligné le chef de l'Etat français.

L'ouverture de discussions israélo-palestiniennes sur la sécurité à la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza permet, selon Paris, d'entrevoir un adoucissement de la position de l'Etat hébreu, qui refuse la trêve proposée notamment par la France et l'Europe sans assurance d'un arrêt des tirs palestiniens sur son territoire.

Les Israéliens considèrent cette zone comme la principale voie d'approvisionnement en munitions des islamistes du Hamas.
Avant sa rencontre avec Hosni Moubarak et son retour sur la France, Nicolas Sarkozy avait abattu une autre carte de son jeu en appelant la Syrie à faire pression sur son allié du Hamas.

"Je suis convaincu que la Syrie peut apporter une contribution importante dans la recherche d'une solution. Le président (Bachar) al-Assad peut jouer un rôle. Il doit convaincre le Hamas de faire le choix de la raison, de la paix et de la réconciliation" entre les Palestiniens, a déclaré M. Sarkozy à l'issue d'un entretien avec son homologue syrien à Damas.

Principal artisan du retour de la Syrie sur la scène internationale, Nicolas Sarkozy compte clairement sur l'aide du numéro un syrien pour faire pression sur le chef politique du mouvement islamiste palestinien du Hamas Khaled Mechaal, qui vit en exil à Damas.

Devant le numéro un syrien qui a comparé Gaza à "un camp de concentration" et dénoncé un "un crime de guerre" israélien, le président français a également espéré la création rapide de couloirs humanitaires avec Gaza.

"Je suis persuadé qu'il y a des solutions, on n'en est pas loin. Il faut simplement qu'un des acteurs commence pour que ça aille dans le bon sens", a estimé M. Sarkozy après avoir présenté ses voeux aux Casques bleus français de la Force des Nations unies au Liban (Finul) à At Tiri, à l'extrême sud du Liban à la frontière avec Israël.

A l'ONU, le Conseil de sécurité, mis en demeure par les pays arabes de mettre fin au conflit, devait discuter une nouvelle fois de l'offensive israélienne mais sans être en mesure d'adopter une quelconque résolution. Plusieurs chefs de diplomatie arabes et occidentaux, dont l'Américaine Condoleezza Rice, devaient participer à la réunion.

23:05 - 06/01/2009 Copyright © L'Echo.be

Réactions (170)

  • armin le 13 janvier 2009 à 17:05

    Les faits rien que les faits.Liquidation de tout un peuple à petit feu parce que pour le faire d'un coup faut aussi les moyens.certain justifie les actes des assassins par des crimes commis par d'autres assassins!Et de grâce je suis insenscible à vos sarcasmes surtout quand vous vous complaisez à justifier vos mensonges ou votre manque d'information sur les accords "balfour" et aussi ceux d'"oslo" rejeter par israêl à qui il était demandé de rendre 22% des territoires pris aux palestiniens.Israêl s'est édifié par la terreur.

  • ppll le 08 janvier 2009 à 16:33

    @petermiron: Vous n'obtiendrez de Rongeurghislain que des réponses dûment dictées par le bureau de la représentation palestinienne en Europe ou encore des copié-collés pris dans sur sites gauchistes favorables au Hamas. Il explique que les différents responsables de la sécurité israelienne exigent des suppléments de garantie de la part du Hamas. C'est très mal vu d'exiger cette garantie auprès d'aussi grands parjures terroristes. C'est très mal vu aussi qu'Israël ne neuille pas s'attabler avec des terroristes pour toutes discussions. C'est à dire qu'il faudrait qu'Israël accepte la poursuite du bombardement par rockettes, que de son côté elle stoppe sa réaction militaire et que sous ce diktat Israël commence à discuter de paix. Non, mais je rêve devant tant de candeur. Le Hamas est à bout et commence à plier. Cela n'est pas le moment de ceder.

  • petermiron le 08 janvier 2009 à 11:08

    A adelzzr: J'ai répondu à cette queqtion hier à 8:00. Je répète donc, Tsahal n'a pas le droit de tuer des civils, pas plus que le Hamas. Excusez-moi, je suis très peu devant l'ordi, à peine je l'allume et je m'en vais déjà. J'espère que je n'ai pas vexé RogerGhilain en prétendant que le mouvement de libération ne justifie pas tout. S'il condamne les actes de terreur isréliens, il en fait SUREMENT avec ceux du HAMAS aussi.

  • seb.seb le 08 janvier 2009 à 09:35

    et de quoi ce mèle le Liban?

  • Rogerghislain le 07 janvier 2009 à 22:58

    @ppll Et puis, Pupill de mon cœur, question de personne qui ne répond pas aux questions, n’inversez pas les rôles je vous prie. Je fais l’effort de vous répondre à chaque fois. Votre projection est vraiment maladive. Si j’en omets une, reposez-la moi. Je suis ouvert et non fanatique comme vous. Les faits dans leur contexte, cher Pupill, c’est tout ce qu’il y a lieu de considérer. Le refus de Tsahal de permettre aux journalistes indépendants de contrôler leurs actions ne vous importune pas, dirait-on. Et vous applaudissez, je suppose, en voyant les images diffusées par Tsahal où on ne voit que ruine mais aucune victime, pas une goutte de sang, rien. Une guerre propre, n’est-ce pas. Comme vous devez les aimer. Ce sont des faits, puisque c’est diffusé à la télévision, n’est-ce pas ? Gardez vos œillères, cher Pupill, cela vous empêcherait sinon de dormir tranquillement.

  • Rogerghislain le 07 janvier 2009 à 22:56

    @ppll Je poursuis, cher Pupill. L’autre chef du service de sécurité israélien, Yuval Diskin, vous avez lu ce qu’il affirmait. Non, mais l’avez-vous lu , C’est aussi des balivernes sans doute. Je vous retraduis, toujours par sûreté, cher Pupill : «[le chef de la sûreté] a informé le gouvernement israélien [le 23 décembre] que le Hamas est intéressé dans la poursuite de la trêve, mais veut améliorer ses conditions. » Diskin a expliqué que le Hamas demandait deux choses : la fin du blocus, et un cessez-le-feu israélien sur la Cisjordanie. Le gouvernement - excité avec la fièvre des élections et désireux d'apparaître dur - a rejeté ces conditions.

  • Rogerghislain le 07 janvier 2009 à 22:42

    @ppll Ah ce cher Pupill, toujours le mot pour rire. Sur le fond, parlons-en du fonds. C’est vous qui vous bornez aux idées reçues véhiculées par les médias consentants. Vous refusez d’accepter, comme je l’avais prédit, les affirmations de hauts responsables israéliens qui disent clairement que leur intention est de bouter les Palestiniens hors de Gaza. Le chef du Mossad qui parle n’a bien sûr aucune valeur à vos yeux. C’est de la propagande. Relisez bien les mots d’Ephraim Halevy, je vous les traduis pour plus de sûreté : « Israël, pour des raisons qui lui sont propres, ne veut pas transformer le cessez-le-feu en un début d'un processus diplomatique avec le Hamas. » En tous cas, le président Chavez, lui, ne tergiverse pas. Il renvoie l’ambassadeur israélien chez lui.

  • ppll le 07 janvier 2009 à 21:35

    Ronger VII, Comme à l'habitude, sans répondre précisément, vous prenez quelques rares éléments de ci, de là, vous convenant, partiellement vrai ou tout à fait érroné, sur lesquels vous pensez démontrer. Vous propagez avec dogmatisme, s'il en est, l'adresse de sites pro-palestiniens qui ne manquent pas sur le net. Mais, sur le fond, vous n'apportez rien. Je me demande même si ce n'est pas l'aveu de votre incapacité d'étayer votre position devant l'évidence de la situation. Bien gênante pour vos amis. Bonne soirée.

  • Rogerghislain le 07 janvier 2009 à 20:14

    Des dessous peu reluisants. Bien sûr d'aucuns ne prêteront aucun crédit à ces affirmations provenant de hauts responsables israéliens. http://www.independent.co.uk/opinion/commentators/johann-hari/johann-hari-the-true-story-behind-this-war-is-not-the-one-israel-is-telling-1214981.html

  • Adelzzr le 07 janvier 2009 à 16:47

    @petermiron BIENSUR QUE NON ON NE PEUT PAS TUER DE CIVILS JUIFS ET ARABES MAIS PENSEZ VOUS QUE LES CIVILS PALESTINIENS VALENT MOINS QUE DES CIVILS ISRAELIENS ON TUE SOUS PRETEXTE QUE LE HAMAS SE CACHE DERRIERE DES CIVILS ETS CE ON PRETEXTE JUSTIFIABLE OU SIMPLEMENT DES DOMMAGE COLLATERAUX ??? REPONDEZ A MA QUESTION ???

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