vendredi 10 juillet 2009 0:01 Tijd

L'euro continue à perdre de la hauteur

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Les perspectives d'un nouveau plan de relance aux Etats-Unis et les spéculations concernant une baisse des taux d'intérêt dans la zone euro dopent le billet vert.

Bruxelles (afp) - L'euro est passé sous le seuil des 1,28 dollar mercredi dans les échanges en Asie, le billet vert bénéficiant des perspectives de nouveau plan de relance aux Etats-Unis et de spéculations concernant une baisse des taux d'intérêt dans la zone euro, selon les cambistes.


A 08H00 GMT, la devise européenne s'échangeait contre 1,2870 dollar, après avoir déjà franchi quelques heures plus tôt le seuil de 1,30 dollar, contre 1,3073 dollar la veille au soir à New York.

L'euro est aussi tombé sous les 130 yens, atteignant son plus bas depuis avril 2004. Le yen a profité notamment de la baisse d'attractivité des autres monnaies devant la perspective de baisses des taux.

Pour M. Saburo Matsumoto, de Sumitomo Trust Bank, "dans la mesure où les inquiétudes sur un ralentissement économique vont croissant, surtout en Europe, la tendance à l'achat des yens devrait continuer".

Le billet vert était à 99,60 yens en début d'après-midi à Tokyo, contre 100.31 à New York dans la soirée de mardi.

Selon les courtiers, les investisseurs attendent toujours de voir les effets de la crise sur les entreprises, alors que des annonces de résultats ont commencé à être publiés cette semaine.


La monnaie américaine profite depuis lundi des propos du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, qui s'est déclaré favorable à l'examen d'un nouveau plan de relance par le Congrès américain. Les démocrates, qui contrôlent le Congrès, se sont prononcés en faveur d'un plan de relance de 150 milliards de dollars.

Un premier plan de relance d'un montant de 168 milliards de dollars avait été adopté par le Congrès en janvier et mis en place au printemps. Il avait eu un effet jugé positif par les économistes, mais très provisoire.

Selon les cambistes, la devise européenne pâtit également de spéculations selon lesquelles la Banque centrale européenne (BCE) se verra bientôt contrainte d'abaisser à nouveau son taux directeur pour tenter de faire redémarrer l'économie de la zone euro.

Depuis son sommet historique à 1,6038 dollar pour un euro le 15 juillet, la monnaie européenne a perdu l'équivalent de 20,5% de sa valeur.

La devise britannique reculait face au dollar à son plus bas depuis décembre 2000 à 1,6282 dollars après que gouverneur de la Banque d'Angleterre Mervyn King a dit que la Grande-Bretagne allait "vraisemblablement" entrer en récession.
La monnaie helvétique gagnait du terrain face à l'euro à 1,4912 franc suisse pour un euro, mais reculait face au dollar à 1,1629 franc suisse pour un dollar


10:05 - 22/10/2008 Copyright © L'Echo.be

Réactions (2)

  • oliver65 le 22 octobre 2008 à 16:47

    Le DOW JONES valait en début d'année 13043 dollards (soit 8995 euros avec le taux de conversion à ce moment). Le DJ vaut maintenant 8693 dollars (6791 euros avec le taux conversion actuel). Converti en EUROS, le DJ a chuté de 25 % depuis le début de l'année contre 53 % pour le BEL 20.

  • Karl Smith le 22 octobre 2008 à 12:19

    Les Etats devraient faire attention, et prendre leurs distances par rapport à l'irrationalité des marchés boursiers. Car, ce que ceux-ci sont en train de faire, à grands coups de menaces de krach et de récession, c'est, littéralement, de demander aux Etats de... prendre le relai de la bulle immobilière. De substituer une nouvelle "bulle" d'aides, de plans de secours, de plans de relance, etc... à l'aide de quoi? D'endettements publics. Lesquels, s'ils gonflent trop, vont rapidement se transformer en nouveau déséquilibre ingérable à terme. Les Etats n'avaient guère le choix, quand au sauvetage du système bancaire. Trop systémique. Mais il n'ont pas à se transformer en garants de la croissance bénéficiaire, du "moral" des marchés, et de la performance boursière! Que les marchés assument, maintenant, les conséquences de leur fonctionnement anormal. Les Etats, quand à eux, doivent maintenant consacrer le peu de moyens qu'il leur reste à tenter, autant que faire se peut, de protéger les victimes réelles du dysfonctionnement de ces marchés.

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