07:41 - 10 février 2012  

"L'Italie n'en est pas à avoir besoin d'aide" (Monti)

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"L'Italie n'en est pas à un point où elle a besoin d'aide financière, mais elle a besoin d'une meilleure gouvernance", a déclaré M. Monti lors d'une conférence à Washington.
Le premier italien Maro Monti (c) EPA/ANDREAS GEBERT
Le premier italien Maro Monti (c) EPA/ANDREAS GEBERT

Le Premier ministre italien Mario Monti a estimé jeudi à Washington que l'Italie n'en était "pas à un point où elle a besoin d'aide financière".

"L'Italie n'en est pas à un point où elle a besoin d'aide financière, mais elle a besoin d'une meilleure gouvernance", a déclaré M. Monti lors d'une conférence au Peterson Institute, un centre de recherche économique.

"Je dirais que le FMI joue un rôle essentiel et très constructif dans la zone euro. Je pense qu'il a raison quand il dit que l'Europe doit faire sa part du travail et bâtir un assez grand pare-feu... C'est la bonne attitude", a-t-il poursuivi.

Mais "si j'avais un conseil à donner au FMI ce serait d'avoir une meilleure compréhension des circonstances dans lesquelles l'adhésion stricte à des principes peut empêcher une résolution pragmatique des problèmes", a-t-il ajouté.
Il a relevé le programme de rigueur auquel les partis politiques en Grèce ont donné leur accord jeudi.

"C'est le moment de considérer que s'il y a un minimum de mise en oeuvre des exigences formulées, c'est le moment de tourner la page et d'éteindre cette grande explosion potentielle", a souligné M. Monti.

Le chef du gouvernement italien a souligné les progrès faits par son pays pour rassurer les investisseurs en tâchant de réformer son économie.

"Nous avons le sentiment qu'il y a un lien entre le degré auquel l'Italie réussira à se transformer de problème en élément de la solution --et je pense que nous sommes plutôt avancés à cet égard--, le degré auquel cette expérience va s'avérer fructueuse en Italie, et le degré auquel l'Italie essaiera d'exercer une influence" dans la zone euro, a-t-il expliqué.

Il a félicité les Italiens pour leur adhésion aux réformes. Selon lui, "ils avaient une demande refoulée de gouvernance. C'était le système politique qui peut-être était un peu hésitant à offrir normalement cette gouvernance".

"L'un des principaux problèmes qu'a apportés la crise de la zone euro a été le retour de vieux stéréotypes sur les caractères notoirement inhérents et immuables des différents peuples", a déploré M. Monti.

"Si j'étais allemand, je serais fier, même en regardant la Grèce, du fait que le produit à forte ingénierie venu d'Allemagne qui a le plus de succès, l'euro, grâce à sa diffusion à travers l'Europe, ait apporté les principes de discipline budgétaire, d'économie de marché et tout le reste aux régions les plus périphériques et les moins enclines d'Europe", a-t-il affirmé.

M. Monti devait rencontrer dans l'après-midi le président américain Barack Obama à la Maison Blanche.

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