mercredi 17 mars 2010 20:10 Tijd

2010, l’année des réformes?

Se connecter

?
est la somme de 7 + 8

Enfin une année «normale» pour la politique belge. 2010 sera en effet le premier cru depuis très longtemps qui n’aura pas un parfum de campagne électorale, comme en 2007 - élections fédérales et européennes - ou en 2009 - élections régionales. Ni ce parfum de crise et d’instabilité qui caractérisèrent l’exercice 2008- avec notamment trois Premiers ministres différents...

Bref, le temps de l’action en profondeur est venu pour le gouvernement Leterme. 

Et avec lui, la nécessité de concrétiser les promesses des derniers mois. Dont celle de combattre de manière offensive l’impact de la crise qui se fera de plus en plus sentir avec l’augmentation du chômage et un pouvoir d’achat orienté à la baisse. Jusqu’ici, l’équipe d’Yves Leterme n’a pas démérité. Elle n’est pas restée les bras croisés face à la crise, prenant des mesures importantes pour en adoucir les effets - en matière de chômage économique, notamment. Mais elle n’a pas non plus mis en marche les réformes structurelles qu’imposait la situation. L’économie belge reste marquée par un manque de flexibilité et un environnement peu favorable aux candidats-entrepreneurs. Et une lourde hypothèque pèse sur son avenir, avec le vieillissement annoncé de la population.

Yves Leterme n’a sans doute pas un boulevard devant lui mais la situation est loin d’être tout à fait défavorable: le budget a été programmé pour les deux prochaines années; l’amélioration de la conjoncture laisse entrevoir une augmentation des marges disponibles plus rapidement que prévu; le brûlot communautaire permanent que constitue le projet de scission de BHV a été isolé hors du gouvernement, confié au plombier Jean-Luc Dehaene...

Bref, les conditions sont réunies pour réaliser de vraies réformes, en évitant les éternels conflits gauche-droite qui ont trop souvent ralenti le travail des coalitions fédérales au pouvoir ces dernières années. Après, il sera trop tard, car les élections reviendront au galop dès 2011...

Nicolas Ghislain

00:30 - 26/12/2009 Copyright © L'Echo.be

Réactions (2)

  • dfvdw le 27 décembre 2009 à 10:30

    Tout est possible en Belgique si la bonne volonté y est. Mais une chose est incontournable, les francophones peuvent accepter beaucoup plus d'autonomie de la Flandre pour autant qu'ils reconnaissent qu'ils ont une minorité culturelle francophone et qu'ils acceptent de la gérer en temps que telle et pas de les assimiler. Ils ne seront jamais "flamands". Et là, ce n'est pas gagner!

  • nyme le 26 décembre 2009 à 12:09

    2010 = semestre de la présidence belge, gageons que nos ministres (fédéraux, régionaux et communautaires) auront la tête ailleurs, quelque part entre Madrid et Budapest. Rassurez-vous, 80 millions d'euros ont été affectés à cette lourde tâche.

Actualité

L'Echo Soyez de ceux qui comptent