Lundi matin, le bruxellois Patrick De Maeyer a visitié les ateliers de la manufacture louviéroise en compagnie de la délégation syndicale. Ex-actionnaire des Ets Carat Duchâtelet (véhicules blindés de prestige) dont il est sorti en juin 2007, De Maeyer, qui se dit « homme de challenge », s’est déjà fait connaître par le passé dans la reprise-relance de Cuivre &Zinc, St Roch Couvin ou encore les radiateurs Def pour nous limiter au sud du pays.
Bruxelles (L'Echo) - La Manufacture Royal est occupée depuis le milieu de la semaine dernière par une petite cinquantaine de travailleurs.
Jeudi dernier, l’actionnaire Frédéric de Mévius faisait aveu de faillite, les commissaires au sursis (concordat depuis novembre 2008) souhaitant dans le même temps abréger leur mission.
Le tribunal de commerce de Mons a toutefois postposé, à la demande expresse des travailleurs, tout jugement à huitaine afin de laisser explorer les ultimes chances de survie de l’entreprise louviéroise.
La veille du week-end à Namur, le cabinet Marcourt (Economie et Emploi) répétait devant les syndicats qu’il était disposé à envisager toute forme de relance de Royal Boch (participation en capital, sous forme de prêt,…), Sogepa mettant d’ores et déjà sur la table une enveloppe de 5 millions EUR.
La Région Wallonne conditionne toutefois son intervention au dépôt d’un plan industriel crédible porté par un investisseur privé.
Manuel Morais, au nom de la FGTB, a fait savoir que plusieurs marques d’intérêts ( au moins trois) avaient déjà été enregistrées.
Des visiteurs intéressésAinsi ce lundi matin, le bruxellois Patrick De Maeyer visitait les ateliers de la manufacture louviéroise en compagnie de la délégation syndicale.
Ex-actionnaire des Ets Carat Duchâtelet (véhicules blindés de prestige) dont il est sorti en juin 2007, De Maeyer, qui se dit « homme de challenge », s’est déjà fait connaître par le passé dans la reprise-relance de Cuivre &Zinc, St Roch Couvin ou encore les radiateurs Def pour nous limiter au sud du pays.
Patrick De Maeyer mettra à profit ces prochains jours pour rencontrer tous les acteurs impliqués dans l’éventuelle relance de Royal Boch.
D’autres candidats sont attendus dans les prochaines heures à La Louvière.
Le front commun syndical estime pouvoir relancer Royal Boch avec une petite cinquantaine de travailleurs.
La déclaration de faillite qui semble pour beaucoup d’observateurs inéluctable jeudi prochain, ne devrait pas, selon Manu Morais, démobiliser les travailleurs.
« L’occupation de l’usine se poursuivra et nous ferons pression pour assurer une continuité de l’activité » conclut le syndicaliste FGTB.
H.L.