Bruxelles (L'Echo) - "Ce ne sera pas 500 millions d'euros, mais zéro", a affirmé le CEO de la maison-mère d'Electrabel en marge d'une conférence de presse à Paris. Une position constante du grand patron français depuis le début de l'exercice 2009, mais qui vient ajouter de la tension au débat en cours à la Chambre sur la déclaration de politique générale du gouvernement Van Rompuy. Cliquez ici pour suivre les débats en direct via le streaming vidéo de la Chambre.
"Cette taxe de 500 millions d'euros est due", indique-t-on au Cabinet du ministre de l'Energie, non sans ajouter qu'elle "dépend de la décision de la Cour constitutionnelle sur la taxe 2008".
PROLONGATION DES REACTEURS
Les déclarations de Gérard Mestrallet interviennent alors que le gouvernement belge a décidé d'allonger de dix ans la durée de vie des trois plus vieux réacteurs des centrales nucléaire de Doel et de Tihange (Doel I, II et Tihange I) qui devaient être éteints en 2015.
En échange de cette prolongation, les opérateurs nucléaires devront verser une contribution située entre 215 et 245 millions d'euros au budget de l'Etat fédéral, de 2010 à 2014. Chaque opérateur participera au prorata de sa part dans les réacteurs belges, GDF Suez, qui détient une part de 73%, devrait payer une somme de 170 millions d'euros par an, le reste étant à charge des groupes énergétiques EDF et SPE-Luminus.
Cette contribution pour cinq ans est issue d'un accord entre les opérateurs et ministre fédéral de l'Energie Paul Magnette (PS), dans le cadre de l'élaboration du budget 2010. Pour Gérard Mestrallet, il s'agit simplement d'un "préaccord". Aucun accord global n'aurait été conclu.
Selon la députée Groen Tinne Van der Straeten, le gouvernement se fait rouler par Suez. "La société française Suez passe à nouveau à la caisse. Le gouvernement ferait mieux d'en finir avec ce mauvais accord et sa décision d'étendre la durée de vie des centrales nucléaire", a-t-elle déclaré.
TAXE SUR LA RENTE NUCLEAIRE
Le gouvernement belge avait exigé que les opérateurs nucléaires lui versent une taxe de 250 millions d'euros en 2008, au titre du remboursement de la rente nucléaire dont ils bénéficient en raison de l'amortissement des centrales nucléaires belges. GDF Suez avait versé cette taxe, mais l'avait aussitôt contestée devant la Cour constitutionnelle belge.
Pour 2009, le gouvernement belge réclame cette fois 500 millions d'euros, la moitié devant être consacrée au développement des énergies renouvelables. GDF Suez refuse de verser ce montant, et il l'a annoncé depuis plusieurs mois.
La décision, très attendue, de la Cour Constitutionnelle permettra de trancher sur les taxes de 2008 et 2009.
Vincent Georis
Si l'argent prévu pour le démantèlement a été utilisé, il y aurait alors une bonne raison de nationaliser.
@tr653111 Je ne comprends pas comment GDF Suez peur prétendre qu'il ne paira pas. Si la cour constitutionelle déclare le prélèvements de 500 M€ illégal en sa forme, il suffira d'instaurer une taxe sur la production de déchets nucléaires, comme pour les ordures ménagères.
@LaDaube est il raisonable de faire dépendre son budget des revenus et du bon vouloir des citoyens ?
Et si le plus gros actionnaire de Suez était belge ? Hein mon frère ...
Il paraît que l'on pourrait gérer nous-même nos centrales nucléaires et ainsi on ne devrait plus"taper" Suez!Gérard,tu vas faire des éconmies!!
Mais oui, nationalisons ! Et quels apparatchiks nos hommes politiques parachuteront-ils pour diriger ce secteur ? Nul doute qu'il s'agira d'un savant mélange basé sur les appartenances linguistiques, syndicales et philosophiques, enfin sur tout sauf sur de la compétence. Je verrais d'ailleurs bien J.M. Happart ou C. Depiegeleer dans le fauteuil de Mestrallet à la place du Trône. Ainsi la Belgique suivra les traces de son ancienne colonie avec une zaïrisation , une voie royale et certifiée vers le sous-développement.
Nationalisons purement et simplement l'électricité et le gaz ! Sans indemnité ! Les secteurs stratégiques ne peuvent être entre les mains du privé !
Donald Rumsfeld, nommé en 2001 à la tête du Pentagone par George W.Bush, poste qu'il occupera jusqu'en 2006. Donald Rumsfeld est l'ancien PDG de Searle, la filiale pharmaceutique de Monsanto, à l'origine de la mise sur le marché du Nutrasweet, un édulcorant fortement controversé. Ann Veneman, ancienne ministre américaine de l'agriculture et aujourd'hui directrice exécutive de l'Unicef est une ancienne directrice d'une filiale de Monsanto. Le n°2 de la FDA qui a rédigé la réglementation sur les OGM est un ancien avocat de Monsanto, qui est ensuite devenu vice-président de Monsanto, etc.... Ce système a également cours à l'OMS, à l'OCDE, ils sont absolument partout.
d'une cinquantaine d'anciens cadres de Monsanto ont été recrutés par la FDA (Food Drug Administration, organisme américain de contrôle des denrées alimentaires et des médicaments, chargé notamment d'autoriser la commercialisation des produits sur le territoire américain - NDLR), par l'EPA (l'agence de protection de l'environnement- NDLR), ou le secrétariat à l'Agriculture.
100 000 tonnes de déchets radioactifs rejetés dans les mers Pour résumer, jusqu'en 1993, 100 000 tonnes de déchets hautement radioactifs ont été conditionnées dans des fûts "sécurisés" pour être finalement rejetés en pleine mer. C'était tout à fait légal. Manque de bol, Greenpeace est allé chercher des traces de ces containers super résistants, quinze ans après... beaucoup sont maintenant éventrés, les déchets se sont répandus dans la nature, et remontent inexorablement la chaîne alimentaire. Ce système de rejet a été interdit en 1993, mais l'usine de retraitement de La Hague bénéficie d'un passe-droit et continue de balancer ses résidus radioactifs directement dans le milieu naturel. Une "situation d'incident nucléaire permanent", selon les spécialistes du CRIIRAD. Une catastrophe écologique.