Hector Sants Hector Sants, le directeur général de la FSA, le gendarme des marchés britanniques, a considéré lundi que les banquiers n'avaient pas encore compris toute leur responsabilité dans la crise financière.
(afp) - S'exprimant lundi lors d'une conférence à Londres, M. Sants a estimé qu'il "demeure (parmi les banques) une absence de reconnaissance de la responsabilité collective de ce qui s'est passé". "Je reste personnellement peu convaincu que les responsables (de ces banques) aient pris en compte la nécessité de changer et d'opérer de manière réellement différente", a-t-il ajouté.
Revenant sur les évènements des deux dernières années, et les changements importants entrepris par la FSA pour réformer la City, M. Sants a ajouté : "Je pense qu'il est important de reconnaître qu'il y a des limites à ce que peuvent faire les règles de régulation".
"Ce serait une erreur de ne pas admettre que certains des problèmes qui sont survenus avaient leur origine dans des questions de culture et de comportement", a-t-il dit.
M. Sants a prévenu que la FSA persisterait dans son approche de régulation accrue même si l'économie commence à se redresser. "Les régulateurs doivent être à même d'aller à contre-courant", a-t-il dit, et "les politiciens et le secteur financier doivent résister à la tentation de faire pression pour revenir à des régulations légères".
Le propre président de la FSA Adair Turner a pour sa part dénoncé récemment le côté "hypertrophié" du secteur financier, et son aspect en partie "socialement inutile".
Le directeur général a aussi lancé une pierre dans le jardin des Conservateurs, qui ont promis s'ils gagnaient les élections législatives au printemps de confier le pouvoir de supervision à la Banque d'Angleterre.
M. Sants a estimé qu'il serait "grossièrement irresponsable de ne pas prendre en compte les leçons des deux dernières années", et que ce "n'était pas le moment d'utiliser des ressources à réfléchir aux +questions structurelles+".