Bruxelles (L'Echo) -Le président de la Réserve Fédérale américaine Ben Bernanke a démenti hier, devant une commission de la Chambre des représentants à Washington, avoir menacé les dirigeants de Bank of America (BofA) s'ils renonçaient à fusionner avec Merrill Lynch. «La Banque centrale a agi avec la plus haute probité», en ce qui concerne cette transaction annoncée mi-septembre, au plus fort de la crise financière.
Eviter une crise encore plus grave
Le patron de la Banque centrale a aussi nié avoir fait pression sur les dirigeants de BofA pour les inciter à ne pas diffuser des informations pessimistes relatives à Merrill Lynch, qui étaient susceptibles de remettre en cause l'opération. Bernanke a toutefois reconnu avoir conseillé en décembre aux dirigeants de Bank of America de ne pas renoncer au rachat.
Pour lui, l'objectif était clair alors: il s'agissait «d'éviter une crise du système financier encore plus grande»
Bernanke s'est ainsi employé à repondre point par point aux accusations de la Commission de régulation de la Chambre des représentants qui lui reproche d'avoir camouflé son implication dans la fusion et caché des détails importants aux instances de régulation.
Outre les griefs des législateurs, Ben Bernanke fait aussi face aux accusations de Ken Lewis, le CEO de Bank of America qui a témoigné à charge devant le Congrès il y a deux semaines.
Selon lui, Bernanke et Henry Paulson, alors secrétaire d'Etat au Trésor, avaient tout fait à l'époque pour le convaincre de mener à bien le rapprochement, allant même jusqu'à le menacer d'être débarqué en cas de refus.
Après avoir hésité à boucler l'opération, Bank of America a finalement dû enregistrer dans ses comptes une perte de 15,8 milliards de dollars au titre du quatrième 2008.
Tout semblait pourtant réussir à BofA jusqu'au rachat de la banque d'investissement Merrill Lynch, bouclé en quelques jours pour 50 milliards de dollars. Bank of America caracolait alors en tête des capitalisations boursières de banques américaines, ayant détrôné Citigroup. Les déboires de Merrill Lynch l'ont fait rétrograder derrière JP Morgan et Wells Fargo.
L'enjeu est aujourd'hui de taille pour Bernanke dont la reconduction à la tête de la Fed sera soumise à la décision du président des Etats-Unis l'an prochain. L'enquête sur le rachat intervient à l'heure où Barack Obama plaide pour une réforme des organes de régulation, accusés de ne pas avoir vu venir la crise.
Washington est d'autant plus impliqué dans ce dossier que l'Etat a injecté 20 milliards de dollars supplémentaires en janvier dans BofA pour l'aider à digérer l'acquisition. Cette somme venant s'ajouter aux 25 milliards qui avaient été avancés dans le cadre du plan de soutien public TARP. Contrairement à certaines de ses concurrentes, Bank of America n'a pas été autorisée par les autorités à rembourser les fonds publics. L'établissement reste donc encore sous l'aile protectrice de Washington. l
K.T. avec Agences
Ce type est un bandit.
Ci-dessous les questions posées à Bernanke au congrès américain en date du 25 juin 2OO9. http://www.cnbc.com/id/15840232?video=1163792856&play=1 http://www.cnbc.com/id/15840232?video=1163765969&play=1 http://www.cnbc.com/id/15840232?video=1163821818&play=1 http://www.cnbc.com/id/15840232?video=1163891164&play=1
Bernanke et la perfection??? Exact au congrès américain il dit ne pas savoir ce qu'il a dit.. c'est ce qu'on appelle une absence passagère.
Oui Bernanke aussi ! Seulement il le fait à la perfection !!! ;o)
erratum: raconter je fais la promesse de me relire, les femmes belges sont très courageuses et font 1O choses à la fois.
En particulier la bonne question est de savoir qui a intérêt de racompter des salades et dans quel but nie-t-il l'avoir dit? De toute façon un des 2 a la mémoire bien courte "Je ne sais plus ce que j'ai dit" mais alors que faisait-il là?
@TalkingMind LOL ! Dire que ce type est un des rares à pouvoir dire que ses paroles peuvent diriger les bourses dans le vert ou dans le rouge... Geithner, rescapé de l'administration Bush, a activement participé à la dérégulation financière sous l'ère Clinton...et c'est le m^me qui devrait re-réguler ! Et quand on sait que finalement les US ont décidé de ne pas légiférer sur salaires et bonus des CEO banks... CQFD ?
@TalkingMind LOL ! Dire que ce type est un des rares à pouvoir dire que ses paroles peuvent diriger les bourses dans le vert ou dans le rouge... Geithner, rescapé de l'administration Bush, a activement participé à la dérégulation financière sous l'ère Clinton...et c'est le m^me qui devrait re-réguler ! Et quand on sait que finalement les US ont décidé de ne pas légiférer sur salaires et bonus des CEO banks... CQFD ?
J'ai vu l'intervention de Bernanke devant le comité parlementaire... Le moins que l'on puisse dire c'est que le mec maîtrise parfaitement bien ce qu'il "doit" dire pour se défendre. A la question : "Ken Lewis est-il un menteur?" Il répond: "Je ne sais pas mais en tout cas je n'ai jamais dit ce qu'il prétend.". Quand on lui demande s'il a dit telle chose lors d'une réunion, il répondra : "Non je n'ai pas dit celà". On lui demandera alors: "Mais qu'avez-vous dit exactement alors ". Réponse: "Je ne m'en rappelle plus." Le parlementaire dit alors : "C'est marrant mais en 30ans d'investigation à chaque fois qu'on me dit qu'on a pas dit ceci ou cela je demande ce qu'on a dit alors, et à chaque fois on me répond qu'on ne s'en souvient plus. Alors je vous le demande: Etes-vous sûr de ne plus vous rappelez ce que vous avez dit ?". Réponse de Bernanke: "Oui je suis sûr que je ne me rappele pas !". Au détecteur de mensonge le mec aurait fait exploser l'appareil mais c'est un pro, rien à redire.
Les indices européens ont terminé en hausse, notamment aidés par le maintien de la note de la Grèce par S&P. Par ailleurs, les opérateurs attendent le communiqué de la Fed à l'issue de la réunion de son comité de politique monétaire.
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