Bruxelles (L'Echo) -Le CEO de General Motors Europe Nick Reilly a présenté ce matin à Francfort son plan d'avenir pour Opel et Vauxhall.
Nick Reilly entend atteindre le break-even en 2011 et rendre Opel profitable dès 2012.
Il annonce également un investissement de 11 milliards d'euros, dont la plus grande part sera consacrée au renouvellement des modèles. Le constructeur prévoit une offensive produits entre 2010 et 2014 avec huit lancements en 2010 et 4 en 2011. "D'ici 2011, 80% de notre gamme aura moins de trois ans", a affirmé Nick Reilly.
Le constructeur compte également investir dans une gamme électrique avec l'introduction de l'Ampera en Europe en 2011.
Autre piste de croissance : l'exportation, vers le Moyen Orient et l'Asie Pacifique.
Par ailleurs, General Motors demande 1,5 milliard d'euros d'aides d'Etat à l'Allemagne pour la restructuration du constructeur automobile. Cette demande se fait en Allemagne, précise Nick Reilly, 60% du personnel d'Opel s'y trouvant.
Au total, GM veut obtenir 2,7 milliards d'euros d'aides d'Etat auprès des pays européens qui disposent d'une usine GM. Des négociations sont déjà avancées en Angleterre, en Espagne et en Autriche. Par ailleurs, le CEO souligne qu'il ne demande pas de cash, mais des prêts, et des garanties de prêts. "Nous faisons ces demandes auprès des gouvernements car l'option du crédit bancaire n'est guère possible en ce moment. D'autres constructeurs ont agi de même auprès de leurs Etats respectifs", affirme Nick Reilly.
Nick Reilly a confirmé l'excédent de capacité du groupe de 20% étant donné le recul des ventes au niveau de 1994. La surcapacité doit être éliminée au plus vite, vu la crise. Des pistes sont cependant envisagées pour retrouver un niveau de production plus élevé une fois la demande à nouveau présente : passage au trois shifts horaires dans certaines usines (en Angleterre et en Allemagne), plus grande flexibilité des lignes d'assemblage.
Le constructeur allemand en difficulté Opel va supprimer comme prévu 8.300 emplois sur 50.000 en Europe dans le cadre de sa restructuration, dont un peu moins de la moitié en Allemagne, a annoncé mardi son patron Nick Reilly. Ces 8.300 suppressions d'emploi incluent 2.000 départs à la retraite d'ici 2 ans. Par ailleurs, "les négociations sont toujours en cours avec les représentants du personnel", insiste Nick Reilly.
La filiale du géant américain General Motors a également confirmé la fermeture de l'usine belge d'Anvers, entraînant la perte de 2.377 emplois, au cours d'une conférence de presse à Francfort (ouest de l'Allemagne).
Opel va supprimer en tout 3.911 emplois en Allemagne, dont 1.799 emplois à Bochum (ouest), le site le plus touché, 862 à Rüsselsheim, 300 à Eisenach, 300 à Kaiserslautern, le reste dans l'administration et les ventes.
L'Espagne est également touchée, avec 900 suppressions à Saragosse, ainsi que le Royaume-Uni avec 150 suppressions d'emplois dans les ventes, et 369 à Luton.
Les suppressions d'emplois se partagent entre les différentes divisions comme suit : près de 7.000 dans la production, 1.300 dans la vente et l'administration et environ 200 dans l'engineering.
General Motors espère obtenir 2,7 milliards d'euros d'aides publiques pour mener à bien ses plans, a redit M. Reilly.
Le groupe américain, qui voulait dans un premier temps vendre Opel, y a renoncé en novembre dernier et a depuis entrepris de restructurer lui-même ses activités européennes.
une seule réponse possible :"NUTS"
A ce qu’il me semble GM n’a jamais distribué de gros dividendes et pourtant c’est elle seule et ses succursales Vauxhall et Opel qui ont fait la culbute dans l’industrie automobile. Les dirigeants, les employés ou salariés étaient sans doute trop grassement payés par rapport aux autres. Un journaliste pourrait-il un jour expliquer ce qui s’est passé avec cette firme. Y a t-il encore des actionnaires qui lui font confiance? Et ils osent réclamer des subventions. Après tout d’autres sont prêts à les remplacer mais malheureusement pas en Belgique.
Je me demande où est la Conscience de ces dirigeants? Où est le côté Humain? Mais y en a-t-il encore un?
Du profit en 2012 peut être, mais rattraper les pertes colossales de la restructuration de 2010, en 2020 peut-être. C'est ce que l'on appelle l'irresponsabilité aveugle des dirigeants arrogants et cons.
Et je le promets : Aucun licenciement (promis, juré)
Moi , je me contenterais de quelques millions (pas des milliards) d'aides publiques (réductions d'impots,, de charges sociales etc..) A votre bon coeur msieux-dames..
@Archilynx C'est logique dans cette ère de l'ultralibéralisme : les multinationales demandent des subsides pour payer les indemnités des ouvriers qu'elles mettent sur le carreau. Pour faire ensuite de plantureux bénéfices (ici c'est prévu pour 2012) et offrir des dividendes aux actionnaires. Elle est pas belle la vie !? Opel veut refaire le coup des subsides aux banques : ça a marché pour elles ! Ces dernières font désormais à nouveau de beaux bénéfices et disent MERDE ! au monde entier ... et surtout aux citoyens qui payent aujourd'hui la note et ce pour quelques années encore !. ... Tout en continuant, évidemment, à utiliser l'argent des déposants pour prendre des risques sur les marchés internationaux ... Heu ... à quand la prochaine crise bancaire ?
@Archilynx Oui c'est assez effarant! la cerise sur le gateau serait que la belgique donne aussi des sous
l'état c'est toi!
C'est gros tout de même ! Non seulement, la restructuration engendre des licenciements et donc des mises au chômage (coûts sociaux supplémentaires pour les Etats ayant un site Opel sur leur territoire) ; et en plus, il faudrait que ces Etats fournisse à GM des aides publiques.
Les marchés d'actions européens ont connu une séance de baisse lundi. Ils se sont enfoncés dans le rouge en cours d'après-midi, dans le sillage de Wall street. Les statistiques publiées ne semblent pas avoir convaincu.
(83 réactions)