08:32 - 06 février 2012  

L'euro retombe à 1,3 dollar

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Notre monnaie unique gravitait autour de 1,30 dollar ce lundi, plombé par d'interminables négociations sur la crise grecque, alors que le pays, sous perfusion internationale, est menacé de banqueroute mi-mars, selon les cambistes.

Vers 08h00, l'euro s'échangeait à 1,3059 dollar contre 1,3156 dollar vendredi soir. La devise européenne était aussi en baisse face au yen, à 100,19 yens contre 100,80 yens vendredi soir.

Le dollar se raffermissait, lui, face à la devise nippone, à 76,72 yens contre 76,58 yens vendredi.

"Il y a de fortes chances que l'euro perde pas mal de terrain aujourd'hui (lundi) face au yen et au dollar", a confié à DowJones Newswires une cambiste de la banque Tokyo-Mitsubishi UFJ.

Selon la cambiste, la monnaie unique européenne est victime des incertitudes entourant l'issue des négociations sur la restructuration de la dette grecque qui traînent depuis plusieurs semaines. Un accord était censé être trouvé la semaine dernière.

Mais les dirigeants des partis politiques de la coalition gouvernementale grecque ne sont toujours pas parvenus à surmonter leurs objections aux mesures d'austérité demandées par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) pour obtenir le déblocage d'un nouveau prêt vital d'au moins 130 milliards d'euros.

Un point dur des discussions porte notamment sur l'insistance des bailleurs de fonds d'abaisser le salaire minimum en Grèce, solution rejetée par les partenaires sociaux et les partis.

Or le temps presse: Athènes a impérativement besoin de boucler un accord rapidement car le pays n'a pas les moyens de rembourser 14,5 milliards d'euros de prêts qui arrivent à échéance le 20 mars, et risque la cessation de paiements à cette date.

La classe politique grecque est ainsi sommée de donner son accord ce lundi à cette nouvelle cure d'austérité, car, selon les cambistes, les investisseurs commencent à perdre patience.

D'autant que la Grèce n'est toujours pas parvenue à un accord avec ses créanciers privés (banques, fonds d'investissements...) pour effacer une bonne partie de sa colossale dette.

"Les incessants reports et des commentaires négatifs de dirigeants européens alimentent la crainte que la Grèce ne remplisse pas les conditions pour bénéficier de nouvelles aides. (En conséquence), ça signifie un défaut (de paiement) désordonné", écrit la National Australia Bank dans une note.

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