Pas d'accord en Grèce, pas de gains sur les marchés
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L’incertitude a une nouvelle fois pesé sur le dossier grec. Pourtant, les investisseurs s’attendaient à un accord ce lundi midi. Mais en vain : la réunion entre le gouvernement grec, l’Union européenne et le FMI s’est poursuivie et ne devrait connaître une issue que ce mardi.
Dans l’attente de la fin du feuilleton grec, les marchés ont donc joué la carte de la prudence et des prises de bénéfices. Après un plus haut de six mois vendredi, les indices ont donc lâché un peu de lest.
A la clôture, les pertes ont varié de 0,66% pour le Cac 40 (à 3.405,27 points) à 0,03% pour le Dax, à 6.764,83 points. A Londres, le Footsie-100 s'est replié de 0,15% à 5.892,20 points tandis qu'à Amsterdam, l'AEX a reculé de 0,39% à 325,06 points.
Sur le marché belge, le Bel 20 a perdu 0,70% à 2.288,35 points, sous l'impulsion du titre Bekaert (-4,05%), toujours atteint par le plan de restructuration du tréfileur, et par le recul d'Ageas (-3,76%), dont le compartiment a particulièrement mal été exposé.
Les secteurs les plus malmenés ce lundi ont été les matières premières (-1,13%) et les assurances (-0,77%). Globalement, le Stoxx Europe 600 a cédé 0,21% à 264,05 points.
La Grèce au centre de l'attention
Les investisseurs l’attendaient, mais elle n’est pas arrivée : l’issue de la réunion entre la Grèce, l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) s’est fait attendre. En fait, les dirigeants des partis politiques grecs doivent donner leur réponse aux conditions imposées par les Vingt-sept et le FMI quant à l’octroi d’un nouveau plan d’aide à la Grèce.
J'ai envie de croire qu'une sortie de l'euro de la Grèce sera évitée, mais je n'en ai pas encore la certitude
Vincent Juvyns
ING Investment Management
Une source gouvernementale a expliqué que la réponse tomberait " très probablement " mardi et que " les négociations continuent. Il y a encore des questions à régler ".
Et toujours dans ce dossier grec, le couple franco-allemand a fait monter la pression d’un cran ce lundi, en pressant Athènes d’accepter rapidement les mesures d’austérité supplémentaires, sous peine d’être privée des fonds promis. Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il s'agissait de régler la crise grecque "une bonne fois pour toutes", la chancelière Angela Merkel estimant de son côté que "le temps presse pour Athènes".
"Dans l'immédiat, l'urgence est de trouver une solution au problème grec", a commenté Vincent Juvyns (ING). "Tout 'break-up' (rupture, NDLR), même partiel, de la zone euro serait dommageable pour la croissance européenne et coûterait plus cher que le plan de sauvetage de la Grèce actuellement proposé. J'ai envie de croire qu'une sortie de l'euro de la Grèce sera évitée, mais je n'en ai pas encore la certitude."
De son côté, l’euro a également subit ce stand-by grec, en réduisant son avance face au dollar de 0,36% à 1,3111 USD.
Economie & Politique
- France
- La France a levé au total 9,556 milliards d'euros sur des échéances de long terme, lors de son émission d'obligations assimilables du Trésor (OAT), à échéance 2018, 2020 et 2022, après prise en compte des offres non compétitives (ONC). Sur la ligne à 3,00% et à échéance le 25 avril 2022, les ONC se sont établies à 1,142 milliard d'euros, portant le montant total de l'adjudication à 6,840 milliards d'euros au taux moyen pondéré 3,13%.
- Allemagne
- Les commandes à l'industrie se sont redressées en décembre, grimpant de 1,7% après une forte chute le mois précédent, selon des chiffres provisoires publiés lundi qui semblent indiquer que l'industrie a surmonté son coup de mou de l'automne. La baisse de novembre avait atteint 4,9%, selon un chiffre révisé, encore un peu plus mauvais que le chiffre publié initialement (-4,8%).
- Zone euro
- La dette publique des Etats membres a légèrement reculé pour représenter 87,4% du produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre 2011, contre 87,7% à la fin du deuxième trimestre 2011, selon des statistiques publiées lundi par Eurostat.
La dette publique des Etats de l'Union européenne a en revanche légèrement augmenté et a représenté 82,2% du PIB, contre 81,7% au trimestre précédent.
Il s'agit de la première publication de cette nouvelle statistique.
- Le moral des investisseurs s'est nettement amélioré en février, soutenu par l'opération de prêts à trois ans mené en décembre par la Banque centrale européenne, montrent lundi les résultats de l'enquête mensuelle du cabinet d'étude Sentix. L'indice Sentix ressort en hausse de 10 points pour le mois de janvier à -11,1. Les économistes et analystes interrogés par Reuters attendaient un chiffre de -15 après -21,1 en janvier. Le sous-indice des anticipations ressort à -6,3 contre -23,5 le mois dernier, affichant ainsi son plus haut niveau depuis mai dernier.
Ackermans & van Haaren
Degroof a dégradé le titre à "conserver" plutôt que "accumuler", tout en relevant l'objectif de cours sur la valeur à 63 euros, contre 61 précédemment.
Bekaert
KBC Securities a abaissé son objectif de cours à 27 euros, contre 35 avant.
Colruyt
Deutsche Bank a abaissé sa recommandation à "conserver" contre "acheter" avant. L’objectif de cours est fixé à 30 euros.
RHJ International
Le holding industriel diversifié recevra 14,2 milliards de yens (142 millions d'euros) dans le cadre de l’appel d’offres sur Asahi Tec, clôturé avec succès ce 6 février.
Galapagos
La société de biotechnologie n'a toujours pas d'accord de partenariat sur lequel se basait sa guidance 2011. Galapagos avait estimé qu'elle atteindrait un chiffre d'affaires de 146 millions d'euros si elle trouvait un partenaire pour le programme GLPG0634, de traitement de l'arthrite rhumatoïde. "Ce n'est toujours pas le cas", a déclaré un porte-parole de Galapagos à l'agence Dow Jones. "Les discussions sont toujours en cours. Nous avons pris le temps de trouver un accord qui corresponde aux résultats des tests, qui étaient excellents".


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