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Rudi Vervoort "Je n'ai même pas de compte d'épargne. C'est un luxe, en fait!"

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 © Dieter Telemans
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Valérie Lepla: "Je ne suis pas du tout "bling bling". J'ai un peu de mal avec les ‘grandes' marques"

  • 18 juin 2017 08:00

Assistante sociale de formation/A travaillé en planning familial/50 ans/En 1996, elle crée l’agence de relation presse Cinna spécialisée en culture et gastronomie/En 2013, elle imagine le concept " Pistolet Original " qui ouvrira son troisième comptoir fin juin.

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Quel a été votre premier job, votre premier salaire?
Comme beaucoup de jeunes, laver des voitures et faire du baby sitting. J’ai touché mon premier "vrai" salaire chez GB Quick (comme on disait à l’époque), à Auderghem. Une école de travail extraordinaire: j’y ai appris le métier, le travail, l’organisation.

Receviez-vous de l’argent de poche de vos parents?
50 francs par semaine. Une somme qui était liée, conditionnée, à un travail rémunéré. Mes parents attachaient beaucoup d’importance à une activité de travail, à côté des études.

Quelles sont les choses pour lesquelles vous dépensez sans compter?
Je ne suis pas très dépensière. J’aime partager avec des amis, ma famille, des moments de convivialité, autour d’un bon repas.

Le conseil

"Aux jeunes qui débutent, je leur dirais de croire que les choses sont possibles. Mais de bien s’entourer  d’être conseillé donc  et de mettre les mains dans le cambouis."

Et d’autres pour lesquelles vous ne dépenseriez pas un euro?
Je ne suis pas du tout "bling bling". J’ai, par exemple, un peu de mal avec les "grandes marques". J’ai attendu 40 ans pour recevoir un sac "de luxe", un Prada.

Vous devenez, du jour au lendemain, millionnaire. Que faites-vous?
Partager avec mes proches et ma famille. Travailler avec une association: participer à un projet de développement en Afrique pour accéder à l’eau potable. En tout cas, que l’argent gagné serve à quelque chose. J’achèterais aussi une petite maison en Provence…

Quel est le pire achat que vous avez un jour effectué?
Ma première mobylette. Une vraie catastrophe… Je l’avais achetée 500 francs.

Le vrai luxe, c’est quoi?
Fréquenter de bons restaurants, de beaux hôtels. Il y a toujours l’envie de la cuisine, de la gastronomie.

Avant d’acheter, comparez-vous les prix? Avant l’acte d’achat, êtes-vous du style "impulsive" ou "réfléchie"?
Pour des achats au quotidien, je ne compare pas trop. Mais pour des achats importants, comme une voiture par exemple, oui, je compare.

En 5 chiffres

1983

"Mon premier job chez GB Quick. J’en ai de supers souvenirs."

1989

"Je terminais mes études. Mon premier travail le fut dans l’Horeca ‘traditionnel’. Le midi, dans un restaurant et en soirée (nuit) dans une petite discothèque. C’est dans cette dernière que j’ai rencontré mon mari, le comédien Alain Leempoel. Je n’ai jamais gagné autant d’argent qu’à cette époque…"

1994 et 1998

"Deux dates liées aux naissances de nos filles: Aurélie et Coline."

1996

"La création de l’agence Cinna."

2013

"L’ouverture du premier ‘Pistolet Original’ au Sablon. Depuis, un autre a été ouvert dans le quartier Schuman et le troisième sera situé dans le centre ville."

Quelle est votre dernière petite folie en matière de dépense?
Un restaurant trois étoiles. Mais vu les prix, notamment à Paris pour ce type de restaurant, j’ai décidé d’arrêter leur fréquentation.

Etes-vous collectionneuse?
Toujours en relation avec la cuisine, je collectionne les tabliers de chefs (je leur demande…) et aussi les livres sur les restaurants et la gastronomie en général.

Possédez-vous un objet que vous ne vendriez jamais?
Ma vieille Cox décapotable de 1970. Grâce à des amis, elle vient d’être restaurée: un cadeau pour mes 50 ans!

Y a-t-il des comportements liés à l’argent qui vous insupportent?
Les grippe-sous. L’argent est fait pour être dépensé.

En famille, parlez-vous d’argent?
Oui. Notre couple n’a pas le même parcours et pas reçu la même éducation. Mais les deux familles ont toujours évoqué l’argent avec respect. Je rappelle parfois à nos filles que nous avons la chance de pouvoir les aider financièrement mais qu’elles doivent également travailler.

Quelle est la principale leçon que vous retenez sur l’argent?
Je vais citer Pierre Rhabi, l’un des pionniers de l’agro-écologie: "Faire de l’argent est un moyen et non une fin. Mettre au centre de nos préoccupations l’humain et la nature et l’argent à leur service est la seule alternative possible dans le débordement et l’incohérence où nous sommes".

Y-a-t-il une chose dont vous rêvez et qu’il vous est impossible de concrétiser financièrement?
(Elle réfléchit) Je n’ai pas de rêves démesurés. Si j’avais vraiment beaucoup d’argent, je ferais de très beaux cadeaux à de nombreux amis.

Quels sont, les produits, les services, dont vous estimez le coût exagéré?
L’accès à la communication, en général. Les services de livraison, à Bruxelles, sont de plus en plus chers. Le train aussi. Et puis, les banques…

Vous aimez les citations. Une réflexion sur les impôts que l’on doit tous payer?
Elle est de Frédéric Dard. "C’est au moment de payer ses impôts qu’on s’aperçoit que l’on n’a pas les moyens de s’offrir l’argent que l’on gagne"

Dans son portefeuille

"Rien de bien spécial: les inévitables cartes de fidélité des grands magasins, des cartes de visite de mes comptoirs ‘Pistolet Original’, des timbres postaux à l’effigie du Roi."

 © Dieter Telemans © Dieter Telemans
Source: L'Echo

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