ABN Amro, celle qui a remis le secteur en ébullition

Mise sous pression par le fonds d'investissement TCI, ABN Amro négocie actuellement ses fiançailles avec la britannique Barclays pour former un géant bancaire mondial.

(l'écho) Ce rapprochement est plein de sens selon les analystes. Notamment parce que leurs activités sont complémentaires. Le premier est très axé sur la gestion d'actifs de particuliers, le second compte surtout des institutionnels dans ses clients. Mais rien n'est joué. D'autres banques peuvent encore sortir du bois. ING est notamment cité. Fortis pourrait également être intéressée dans le cas d'une vente par appartements.

En réalité, cela fait des années que la stratégie d'ABN Amro est critiquée par les marchés. L'an dernier, le titre n'a progressé que de 10% contre 21% pour l'ensemble du secteur. C'est que «De Bank», comme on la surnomme aux Pays-Bas, accumule les revers.

Aux Etats-Unis, la banque licencie et ses parts de marché reculent. En Italie, le rachat d'Antonveneta n'a pas atteint les objectifs. Pendant ce temps, les autres filiales européennes creusent les pertes. Et aucun des multiples plans de réduction des coûts n'a jusqu'à présent porté ses fruits. Sept ans après son arrivée, Groenink a supprimé 14.000 emplois, dépensé près d'1,5 milliard d'euros en restructuration, délocalisation, cession, rencentrage... mais la rentabilité fait toujours défaut. S.V.

Publicité
Publicité

Echo Connect