Bruno Vanderschueren reprend le projet éolien de Lampiris

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Lampiris va céder son projet éolien à Engis à Bruno Vanderschueren, un de ses deux fondateurs. Un projet qui va être mené en collaboration avec NPG Energy.

Lampiris va céder à Bewatt, la société de management de Bruno Vanderschueren, son projet éolien à Engis, sur le plateau de Clermont-sous-Huy, dans le Condroz. La transaction devrait être finalisée mi-septembre. Le projet porte sur un parc de 5 éoliennes de 2,35 MW chacune. Un projet qui a fait l'objet d'une demande de permis, refusée par le ministre wallon de l'Aménagement du territoire, Carlo Di Antonio, fin 2015.

"Un projet concurrent avait été déposé pour un site voisin par NPG Energy, et le ministre souhaitait que les deux promoteurs collaborent, explique Géraldine Sauvage, directrice juridique chez Lampiris.

Comme c'était vraiment Bruno Vanderschueren qui avait porté le dossier, nous avons décidé de le retirer du périmètre de Lampiris lors des négociations avec un éventuel repreneur."

Le rachat de Lampiris par Total devrait être finalisé dans les prochaines semaines, et la cession de cette "branche d'activités" est donc en cours. C'est Bewatt, la société de Bruno Vanderschueren, un des deux fondateurs de Lampiris, et qui en est aujourd'hui encore le principal actionnaire avec Bruno Venanzi, qui rachète. L'éolienne de Couvin, dont Lampiris est propriétaire aux côtés de coopérateurs particuliers, n'est pas concernée.

La cession du projet à Engis se fait à tire onéreux, précise Lampiris, tout en ajoutant que le montant est confidentiel.

"Il s'agit d'une somme un peu symbolique, puisque ce projet n'a pas de permis", précise Bruno Vanderschueren. Il a l'intention, malgré les difficultés, de mener ce projet à bien avec NPG Energy. Cette société, dirigée par André Jurres, l'ancien patron d'Essent Belgium, et dont l'énergéticien luxembourgeois Enovos est actionnaire majoritaire, est active dans l'éolien, le solaire et la biomasse.

"Nous avons décidé de retirer nos deux permis pour en introduire un en commun, pour un parc de cinq éoliennes, explique Bruno Vanderschueren.

Nous détiendrons 40 et des pourcents chacun, aux côtés de la famille à qui appartiennent les terrains".

Le fondateur de Lampiris, qui devrait retirer au moins 50 millions de la vente de sa participation dans le fournisseur d'électricité verte à Total, va-t-il se reconvertir dans le développement de parcs éoliens un peu partout en Belgique?

"Non, nous répond-il. J'aimerais bien, mais c'est vraiment compliqué. C'est un vrai parcours du combattant!"

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