Du photovoltaïque wallon pour Kitozyme

L'appel du ministre-président wallon Paul Magnette à "consommer wallon" pour contribuer à la relance de l'économie régionale n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. La société liégeoise Kitozyme, spécialisée dans la biochimie verte à usage médical et cosmétique, vient en effet de confier à l'entreprise disonnaise Issol le soin de l'équiper en panneaux photovoltaïques.

Le contrat, d'une valeur de 300.000 euros, doit permettre à Kitozyme de réduire de plus de 10% sa consommation électrique totale. "Ce n'est pas un investissement colossal mais nous avons choisi de soutenir un acteur local, Issol, qui vise à produire avec une main-d'oeuvre exclusivement locale un produit à très haute valeur ajoutée", souligne François Blondel, le CEO de Kitozyme.

Cette ancienne spin off de l'Université de Liège s'est fait connaître en développant le chitosane, une substance offrant des vertus coagulantes, de conservation ou encore antibactériennes, à partir de champignons. Contrairement à la chitine, un biopolymère aux propriétés équivalentes que l'on trouve dans la carapace des crustacés, le chitosane n'est pas allergène.

Basée à Dison, Issol s'est spécialisée dans le solaire "haute couture" intégrant le photovoltaïque aux toitures, aux façades ou aux pare-soleil tout en produisant de l'électricité. L'entreprise, qui emploie une bonne quarantaine de personnes et vient de vivre deux années difficiles suite à l'éclatement de la bulle photovoltaïque, s'en est sortie en décrochant des contrats prestigieux. Elle affiche ainsi parmi ses références le "grille-pain", l'audacieux siège de Bruxelles Environnement à Tour & Taxis, la gare TGV de Perpignan, la toiture du ministère de la Défense à Paris ou encore la tour des Finances à Liège.

Le choix d'Issol au détriment de concurrents moins chers contraint Kitozyme à un petit sacrifice financier (d'environ 10 % selon nos informations). "Mais sur le plan symbolique, nous posons un geste fort. Et d'autres paramètres importants ont joué en faveur d'Issol, comme par exemple la qualité de ses réalisations, sa réputation et sa solidité financière", souligne François Blondel.

Les panneaux photovoltaïques, qui sont placés sur le toit de tous les bâtiments et sur une partie des surfaces vitrées de Kitozyme, devraient être amortis financièrement sur une période de dix ans. Mais la société liégeoise table sur une espérance de vie d'une vingtaine d'années.

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