EFounders entre dans le capital de Yousign, la start-up française aux ambitions mondiales

Le start-up studio bruxellois vient d'entrer pour plusieurs millions d'euros dans le capital de Yousign. La start-up française spécialiste de la signature électronique veut concurrencer le leader mondial DocuSign.

L'heure est à la diversification chez eFounders. Lancé en 2011, ce start-up studio bruxellois s'est spécialisé dans l'accompagnement des entreprises innovantes lors de leurs premiers pas. Depuis sa création, une vingtaine de start-ups ont vu le jour. Certaines sont aujourd'hui de jolis succès comme Aircall, le spécialiste de la téléphonie d'entreprise qui a levé 25 millions d'euros l'an dernier ou encore le logiciel de centralisation Front qui se verrait bien en Bourse dans quelques années après avoir levé près de 80 millions d'euros.

Focaliser sur les premiers pas des réussites de demain, le studio va toutefois désormais regarder un peu plus loin. Il vient ainsi d'annoncer son entrée dans le capital de Yousign, une entreprise qui s'est spécialisée dans le développement d'une solution de signature électronique. Fondée en 2013, la start-up française affiche déjà de solides résultats: une trentaine de travailleurs, plusieurs milliers de clients, un chiffre d'affaires de 60 millions d'euros et une levée de fonds de 3,3 millions d'euros il y a tout juste un an.

Cette jolie carte de visite a donc convaincu le studio bruxellois de se lancer dans l'aventure. "En réalité, nous connaissons déjà les fondateurs depuis quelques années", explique Quentin Nickmans, le cofondateur d'eFounders. "À l'époque de leur lancement, nous avions justement un intérêt particulier pour la signature électronique qui est l'un des principaux piliers pour la digitalisation des PME. On constate aujourd'hui que l'entreprise est très bien gérée, déjà rentable et active sur un secteur en pleine croissance."

L'investissement d'eFounders dans le capital de Yousign est conséquent. Sans dévoiler le montant exact, Quentin Nickmans annonce un investissement pour plusieurs millions d'euros. "Les fondateurs restent majoritaires mais notre part est importante. Suivant l'évolution à venir, il n'est pas non plus exclu d'apporter un autre soutien financier dans les mois à venir", souligne le patron. L'implication de l'entreprise n'est toutefois pas que financière. Elle souhaite aussi pouvoir accompagner la croissance de la start-up grâce à son expertise. "Notamment grâce à nos connaissances techniques pour améliorer par exemple l'application. Notre expertise sur les questions de marketing est également un aspect qui pourra être utile", dévoile le patron.

Yousign étant actuellement très majoritairement active en France, l'investissement bruxellois est aussi forcément un sérieux atout pour le développement hors de l'Hexagone. "L'une des priorités est d'ailleurs la croissance à l'étranger. Le site de Yousign va très prochainement passer d'une terminaison en '.fr' à '.com'. Le développement en Europe se fera dans un premier temps en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Espagne", dévoile encore le patron. Yousign veut devenir le leader européen de la signature électronique et concurrencer l'américain DocuSign, le principal acteur sur le marché mondial. "Concrètement, on souhaite tripler le chiffre d'affaires en trois ans", glisse encore le responsable.

Ce premier investissement dans une start-up déjà bien installée pourrait bien ne pas être le seul. "Il faut qu'une série de critères s'alignent pour se lancer mais pourquoi pas renouveler l'expérience. Ce qui est toutefois certain, c'est que cela ne remplacera pas notre activité de soutien aux entreprises qui se lancent", ajoute encore Quentin Nickmans. Plusieurs projets sont d'ailleurs actuellement en gestation au sein du studio. "Normalement trois ou quatre start-ups devraient voir le jour d'ici la fin de l'année", assure le fondateur.

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