Gembloux complète le panel de formations ULg

Perspectives

Ne dites plus «Facultés de Gembloux»; dites «Gembloux Agro-Bio Tech» depuis qu'elles se sont intégrées ce 1er octobre à l'Université de Liège dont elles sont devenues la dixième faculté. La fusion était administrative depuis le 1er janvier; elle sera aussi financière au 1er janvier 2 010. Et hors théologie (qu'elle ne revendique pas), Liège se présente ainsi comme «la plus complète» des universités en Communauté française.

Au-delà de la réorganisation et derrière les atouts répétés d'une collaboration spontanément transversale des différents horizons universitaires ou d'un recentrage bienvenu sur l'éco-innovation «durable», il y a aussi si non d'abord des questions de sous. «Si nous n'intégrions pas Liège, il y avait menace sur le financement», a expliqué le recteur André Théwis qui retourne à ses pénates de zootechnie en cédant le relais au nouveau vice-recteur du site, Eric Haubruge. Si le décret Bologne finançait l'étudiant gembloutois 1,29 fois plus que son voisin louvaniste pour des raisons d'isolement, il organisait aussi la fin du privilège. L'intégration à Liège le maintenait par contre jusqu'en 2019, le temps qu'elle produise les effets compensatoires par économie d'échelles et autres synergies. «Tout le monde n'a pas sauté de joie à l'annonce du rapprochement», admet le recteur en partance, l'ancien recteur expliquant avoir négocié une autonomie transitoire compte tenu de la distance. Tout en préservant le caractère pluraliste de l'université publique, ce qu'une intégration à la toute proche Louvain-la-Neuve n'aurait pas permis. Positivement, l'intégration stimulera des stratégies interdisciplinaires de plus en plus incontournables et d'autant plus aisées à mettre en œuvre que l'ULg s'est résolument engagée dans les techniques nouvelles de communication: cours en podcast mais aussi unités mobiles de visioconférence qui ont dispensé le recteur Rentier de se déplacer à Gembloux. Des projets de développement interfacultaires seront rendus publics prochainement. Un kot à projet pilote de construction «paille» à établir à Gembloux se concerte pour l'heure entre étudiants architectes de Liège, scientifiques d'Arlon et bio ingénieurs de Gembloux. l G. Gu

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