L'horloger belge Raidillon ouvre son capital pour conquérir l'étranger

La marque a ouvert un pop-up store vendredi à Zaventem. ©© Raidillon

Après avoir accueilli un nouvel actionnaire, la marque horlogère belge va lever 1,5 million d'euros via Spreds afin de continuer son développement belge, mais aussi international.

Raidillon passe la vitesse supérieure. La marque horlogère belge, qui se cherchait un partenaire depuis un peu plus d'un an maintenant, vient en effet de voir entrer au capital le Français Marc-Antoine Bailby, qui a racheté une partie des parts de Frédéric Dawans, actuel actionnaire majoritaire de l'entreprise, connu pour avoir fondé et revendu le spécialiste de l'énergie renouvelable Air Energy au hollandais Eneco, a-t-on appris.

Ce développement sera suivi courant du mois par une levée de fonds de 1,5 million d'euros (37,5% du capital) auprès de la centaine d'investisseurs privés de la plateforme de crowdfunding Spreds, mais aussi du public en mars. L'objectif? Partir à la conquête de l'étranger après avoir "complètement développé la marque, les gammes de produits, l'identité des boutiques, le site internet..." depuis la Belgique, explique le nouvel investisseur, ancien haut profil du cigarettier Philip Morris pour lequel il a travaillé pendant une vingtaine d'années, dans cinq pays différents.

Marc-Antoine Bailby accompagnera le projet pour la partie développement international, lui qui est client de la première heure, mais aussi et surtout "a vécu l'expérience Marlboro avec son pendant menswear MCS Marlboro Classics", ajoute Christian Salez (ex-CEO de Delvaux), qui sera remplacé dans les prochains mois au conseil par Marc-Antoine Bailby.

Et pour cause, si Raidillon tire toujours 80% de ses revenus de son activité horlogère, sa diversification dans la maroquinerie à destination des "gentlemen drivers" pèse désormais quelque 20% du chiffre d'affaires. L'idée est de poursuivre cette diversification entamée l'an passé, mais en passant à une autre échelle, en travaillant la communication et la vente. Car "si nous avons construit jusqu'ici une magnifique voiture de course classique, nous n'avons désormais plus le budget pour l'essence", résume Fabien de Schaetzen, CEO de Raidillon depuis 2012 et actionnaire depuis peu.

La stratégie de développement qui sera poursuivie passera par la Belgique, bien sûr - où la marque a d'ailleurs ouvert vendredi un pop-up store à l'aéroport de Zaventem venu compléter ses deux points de vente actuels (Anvers et Bruxelles) - mais aussi par l'international. Résolument. À commencer par la France, marché particulièrement important, qui sera suivi par les pays limitrophes que sont la Hollande et l'Allemagne, voire le Royaume-Uni, "en fonction de l'évolution du dossier Brexit" - au départ, ce devait être la prochaine cible.

Du reste, l'équilibre actuel 80-20 sera maintenu, l'activité maroquinerie constituant un produit d'appel intéressant et permettant dans le même temps de faire connaître la marque à une clientèle nouvelle.

En fait, "les bases sont là, il n'y a plus qu'à déployer la stratégie", résume Marc-Antoine Bailby.

Fondée il y a 17 ans déjà, Raidillon a vu Frédéric Dawans entrer au capital en 2009, avant qu'il n'en rachète la totalité des parts quelques années plus tard. L'homme a été rejoint à l'époque par Fabien de Schaetzen, profil passé par Danone où il a travaillé dans le marketing pendant près de 15 ans, puis par Christian Salez, cofondateur de POP, société de conseil en expérience collaborateur, et ex-membre du board de Natan.

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