La capitale donne le pouls de ses activités productives

L'exercice n'avait plus été réalisé à échelle régionale depuis 2012, date du dernier Observatoire des activités productives en date. Et chacun des acteurs bruxellois autour de la table pour rédiger le nouveau rapport a privilégié son angle de vue, à croiser avec son partenaire ensuite.

Le résumé

Ils sont trois - Bruxelles Mobilité, Perspective Brussels et citydev - à avoir croisé leurs données durant trois ans.

La mission: chiffrer et localiser les activités productives et logistiques à échelle régionale.

L'objectif: donner aux décideurs les outils de veille pour maintenir ou développer ces activités et éviter que Bruxelles devienne un immense dortoir.

Ainsi, si chiffrer exactement le trafic entrant dans la capitale par type de véhicule de fret utilisé peut paraître futile pour certains, cela détermine directement les besoins réels en relais logistiques par quartier et l'infrastructure indispensable pour assurer une bonne desserte au bon endroit. Bruxelles Mobilité a donc chiffré à 800.000 ces mouvements de fret par semaine. Cela représente pas moins de 14% du trafic entrant à Bruxelles chaque jour. En ventilant, on peut segmenter en camions (6%) et camionnettes (8%). "Et ce trafic spécifique, responsable de 30% de la pollution par voie routière sans parler des autres nuisances (bruit, congestion), est en augmentation: c'est le revers du retour de la croissance économique...", précise Christophe De Voghel (Bruxelles Mobilité).

Ce dernier met directement en garde ceux qui voudraient limiter l'accès de ce type de véhicules en milieu urbain: toute l'activité productive et la consommation quotidienne de millions de personnes en dépendent; sans même parler des réseaux de transport et d'énergie ou de la collecte des déchets. "Qu'elles soient artisanales ou industrielles, qu'elles dérangent ou prennent de la place, ces activités ont un rôle vital. On peut les réguler, les améliorer, mais on ne peut pas s'en passer", insiste Sophie Coeckelberghs, chargée de mission auprès de perspective.brussels.

4,7 millions de m²

Quand on la chiffre à échelle régionale, l'activité productive et logistique totale qui permet à la capitale de fonctionner tient en quelques chiffres clés. En ne prenant en compte que tous les immeubles de plus de 1.000 m², le parc industriel bruxellois occupe actuellement une surface totale de 4,7 millions de m².

La majorité de ces infrastructures industrielles et logistiques reste concentrée le long de l'axe historique bordant le canal et coupant Bruxelles du nord au sud. Mais c'est dans le centre et le Pentagone que le taux de vacance - actuellement de 12%, soit 587.000 m² à échelle régionale - est le plus important. Un vide qu'il faut, selon les experts bruxellois, nuancer: moins d'un tiers de ce vide, soit 3,5% du parc total, est réellement obsolète. Le reste est en reconversion (voir l'infographie) ou sur le marché de la vente et de la location pour l'instant.

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