La fintech Mozzeno lève 1 million d'euros

Son créneau, c'est le prêt entre particuliers. Après une phase de démarrage, Mozzeno se dote de moyens supplémentaires pour accélérer son développement.

"C'est le bon moment pour disposer des moyens qui vont nous permettre d'accélérer notre développement." Plateforme digitale de financement entre particuliers, Mozzeno vient de boucler une augmentation de capital pour un million d'euros. L'apport a été réalisé par le fonds wallon W.IN.G, déjà présent au capital, de quelques actionnaires existants et surtout par un nouvel actionnaire, Tharsos Invest, le fonds créé à titre privé par Jean-Marie Thibaut et Pierre Lemaire, les patrons de Mainsys engineering (IT et logiciels bancaires).

À sa création il y a deux ans, la start-up avait levé 465.000 euros auprès de W.IN.G, de business angels et d'actionnaires familiaux.

Cet argent neuf permet par ailleurs d'activer une avance récupérable de 700.000 euros par la Région wallonne.

Pas besoin de banque

La plateforme organise les prêts à la consommation entre particuliers sans passer par la case banque. Investisseurs et emprunteurs sont mis en lien par Mozzeno, qui agit en tant qu'intermédiaire financier (agréé par la FSMA): la plateforme octroie les crédits et les finance par titrisation en émettant des obligations (des notes) auxquelles souscrivent les investisseurs.

Le rendement net moyen est de 1,9%, "ce qui n'est pas mal du tout selon nous, sachant que les prêts sont couverts à 100% par Atradius", souligne Xavier Laoureux, cofondateur avec Frédéric Dujeux de la start-up basée à Bruxelles..

Le taux appliqué aux emprunteurs varie de 2,59% à 12,49%, selon l'objet du prêt, sa durée et le profil de risque de l'emprunteur.

Qui emprunte sur Mozzeno? "Typiquement, il a une bonne situation mais n'a plus de relation avec sa banque parce que celle-ci a automatisé ses rapports avec lui."

En 20 mois d'activité, Mozzeno a organisé 350 prêts pour un peu plus de 2 millions d'euros, financés par 500 investisseurs. À ce stade, "nous avons pu prouver que notre modèle fonctionne, insiste Xavier Laoureux. Nous voulons à présent accélérer le mouvement."

Pour faire décoller les volumes, Mozzeno veut à la fois permettre aux investisseurs de sortir avant terme, comme ils en ont exprimé le souhait, développer de nouveaux produits (des prêts business notamment) mais aussi se lancer dans le B2B en proposant sa plateforme en marque blanche auprès de prêteurs en mal de solution digitale.

À l'étranger

Au-delà, Mozzeno se verrait bien grandir à l'étranger. "Nous regardons plus particulièrement deux pays: les Pays-Bas et l'Espagne. Ces marchés connaissent déjà notre système. Cela signifie que nous n'aurions pas à évangéliser le marché comme nous avons dû le faire en Belgique."

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