Les coulisses

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Ambiance électrique

Ça chauffe entre les gestionnaires de réseau de distribution et Elia.

Les CEO de Fluvius, Ores, Resa et Sibelga, les quatre plus grands gestionnaires de réseau de distribution (GRD) du pays, se sont fendus, la semaine dernière, d'un courrier plutôt courroucé à Chris Peeters - le patron d'Elia, pas le ministre fédéral de l'Économie.

En cause: l'annonce, en grande pompe, par le gestionnaire du réseau belge à haute tension, lors de son stakeholders' day annuel, de sa volonté de faire tomber les barrières qui empêchent le développement de services incitant les consommateurs à recharger leur voiture quand le soleil brille, à retarder le démarrage de leur pompe à chaleur si l'électricité se fait rare ou à optimiser la consommation de l'électricité produite par leurs panneaux solaires en fonction des prix du marché.

Le problème? Pour ce faire, Elia propose la mise en place d'une plateforme de communication en temps réel, qui pourra envoyer les données des consommateurs qui ont donné leur autorisation explicite aux acteurs qu'il aura choisis - notamment la consommation quart d'heure par quart d'heure qui va être relevée par les compteurs intelligents. Mais la gestion des données de comptage des clients finaux est pour l'instant de la compétence des gestionnaires de réseau de distribution. Des discussions sont en cours depuis longtemps entre les GRD et Elia sur la meilleure manière de collaborer concernant ces données pour faciliter le développement de la flexibilité de la consommation d'électricité, de plus en plus cruciale à mesure que la production d'électricité renouvelable intermittente se développe. "Elia a agi dans notre dos, et cherché à passer en force", s'insurge un GRD. Bien décidés à ne pas se laisser faire, les quatre grands GRD ont décidé de répliquer d'une seule voix à l'approche "très agressive" d'Elia.

Shakespeare or not Shakespeare?

Quand on dérape sur une touche du clavier... L'actualité est particulièrement touffue en cette fin d'année. On ne sait plus très bien si les gilets jaunes vont aller défendre le pacte des migrations de l'ONU à Marrakech ou si Marie Christine Marghem compte rentrer à Tournai en Concorde tandis que la N-VA mouline tant qu'elle peut pour faire fondre tous les Saint-Nicolas et autres pères fouettards en chocolat qu'elle trouvera sur son chemin pour les transformer en pralines de haine et de colère! Bref, on le voit, les sujets chauds ne manquent pas. Mais à L'Echo, on a décidé de vous parler des affaires qui comptent, de ce qui fera l'actualité de demain et surtout, on a décidé de vous parler des dossiers que personne n'ose sortir. Depuis que Belfius a quitté la barre du Cercle de Lorraine, le gouvernail a été récupéré par l'avocat d'affaires Herman Craeninckx, qui a décidé de tenir bon le cap. Afin de s'aligner aux desiderata d'une société toujours plus mondialisée, le sieur Herman (que l'on salue d'ailleurs au passage) a décidé d'instaurer l'anglais comme langue véhiculaire au Cercle. No problem, Herman! Could you give me the salt, please? Mais dans sa récente carte de voeux envoyée aux membres, le clavier du président a fourché. "Thank youR for your trust and best wishes...", lit-on sur le carton, un méchant R indomptable (probablement un gilet jaune) est venu s'accoler en douce au "you" qui n'en demandait pas tant. Traduction littérale: "Merci votre pour votre confiance et meilleurs voeux". Langue de Shakespeare, indeed, mais not always maitrised! Best wishes to your, Herman!

Quand on joue avec les noms

Terminus pour Terminus.  Comment procéder quand on a une entreprise de menuiserie, peinture et travaux divers qui s'appelle Vendredi et qu'on décide de la scinder en deux? Les dirigeants de cette SPRL anderlechtoise se sont souvenus de leurs classiques, genre Daniel Defoe... Ils ont donc baptisé leur nouvelle entité "Robinson". Il fallait y penser. On imagine que s'il leur prend un jour prochain l'envie d'en fonder une troisième, ils l'appelleront "Crusoé"...

Ils nous semblent en tout cas avoir été mieux inspirés que les propriétaires de cette PME de Waregem qui s'est récemment placée en liquidation: Hotel Terminus. On liquide, tout le monde descend... Pour une entreprise de promotion immobilière, c'est le genre de dénomination sociale à éviter, non?

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