Noir et blanc

©Barthélémy Toguo

Le Camerounais Barthélémy Toguo et le Zimbabwéen Duncan Wylie (un noir, un blanc), nés en Afrique, deux regards lucides sur le monde, sont réunis par Philippe Piguet, commissaire d'exposition. L'un engagé, militant, l'autre, distancié, veulent "éradiquer tout esclavage mental: Toguo est allé sur le terrain de la guerre rwandaise et du printemps égyptien. Wylie a vécu 18 ans sous Mugabe, et vu l'effondrement d'un pays." La procession des silhouettes de Toguo, dessins magiques sur le thème de Judith et Holopherne, délicates aquarelles, leurs germinations crâniennes, son "Arbre à mains" armé de clou, symbolique votive, réminiscences des magistrales processions de William Kentridge, font écho à l'homme noir chargé d'un fardeau de couleurs, de Duncan Wylie.

Jusqu'au 20/10, Hangar Art Center (Bruxelles)

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