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"Nous avions le choix entre continuer à croître sur fonds propres de manière lente et viser plus loin avec des fonds supplémentaires."

©Saskia Vanderstichele

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Quand il était étudiant, Sébastien Lebbe était plutôt du genre à s'ennuyer en cours. Une fois son diplôme en poche, il a donc décidé de lancer Wooclap, une start-up ayant comme objectif de redynamiser les cours en auditoire. Pour y parvenir, cet ingénieur civil de formation a développé une plateforme permettant de créer une interaction durant les cours. "Le professeur peut générer des sondages et des questions auxquels les étudiants répondent avec leur GSM. Les résultats sont ensuite directement projetés sur la présentation du professeur", explique le jeune fondateur.

Pour développer son outil, utilisé aujourd'hui dans des centaines d'Universités et Hautes Ecoles à travers le monde, le jeune créateur s'est lancé sur fonds propres. "Au tout début, nous n'avions pas trop de coûts. On est devenu très rapidement rentable en pouvant compter sur les revenus de nos premiers clients", précise le responsable. Ce business model a permis à l'entreprise d'évoluer de manière structurelle, petit à petit.

Mais le jeune homme nourrit de grandes ambitions pour son projet. Afin de donner un coup d'accélérateur à la croissance de Wooclap, il a décidé l'été dernier de faire appel à des investisseurs privés. "Nous avions le choix entre continuer à croître sur fonds propres, mais de manière assez lente, et viser plus loin, mais avec des fonds supplémentaires. Nous sommes dans un secteur concurrentiel où la vitesse a son importance. Un montant de 200.000 euros nous semblait suffisant dans un premier temps, mais nous avons finalement levé 350.000 euros auprès de quelques business angels", explique Sébastien Lebbe.

Cette entrée d'argent permettra à la jeune entreprise de continuer à développer la plateforme ainsi que son marketing. Une enveloppe bien utile donc, mais qui a eu pour conséquence de modifier un peu l'organisation de Wooclap. "Deux des investisseurs sont entrés dans le conseil d'administration. Nous n'y voyons aucun problème. Ce sont des personnes avec qui nous avons beaucoup discuté avant de nous lancer et qui nous apportent leur soutien et leurs connaissances. Leur présence est donc utile pour notre développement et nous gardons largement le contrôle, explique le starter, qui était bien plus attiré par un soutien privé que par les banques. Elles sont assez frileuses à l'idée de suivre un projet web comme le nôtre. De plus, nous préférons travailler pour le moment avec des entrepreneurs que des banquiers, même si un jour, on pourrait aussi faire appel à ce moyen de financement", ajoute Sébastien Lebbe. Une nouvelle levée de fonds dans les années à venir n'est pas non plus exclue. De quoi soutenir l'entreprise belge dans ses ambitions: devenir le leader mondial du marché.

Propos recueillis par Arnaud Martin

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