Pour Marcourt, l'économie sociale est une alternative à l'économie capitaliste

À l'heure où les entreprises classiques réduisent les effectifs à tour de bras, l'économie sociale est une option à renforcer. Le ministre wallon de tutelle, Jean-Claude Marcourt (PS), a rappelé jeudi que le secteur est un gisement d'emplois non négligeable. "L'économie sociale marchande est une véritable alternative à l'économie capitaliste. Elle s'appuie sur des valeurs démocratiques internes qui font passer l'être humain avant la recherche du profit. Elle est adaptable à tous les secteurs", a-t-il déclaré à Liège à l'occasion des 20 ans de la Sowecsom, une filiale de la SRIW dédicacée au secteur.

Créée en 1995, la Sowecsom a investi 60 millions d'euros (capital, prêts) dans 284 entreprises sociales représentant 516 dossiers de financement. Aujourd'hui, elle a dans son portefeuille 120 entreprises totalisant un effectif d'emplois directs de près de 7.000 personnes. À l'échelle de la Wallonie, on dénombre 318 coopératives agréées et 411 sociétés commerciales à finalité sociale, soit une augmentation de plus de 8% en 5 ans (entre 2009 et 2014). Sur la période, l'emploi a progressé de 25% à 10.435 travailleurs. "Ce sont des emplois structurants et durables", a précisé Véronique Cabiaux, directrice de l'Agence pour l'entreprise et l'innovation (AEI), chargée en 2015, par l'exécutif wallon, de la promotion de l'économie sociale.

La Sowecsom a été chargée de la mise en place du dispositif Brasero, taillé sur mesure pour les sociétés coopératives. En 18 mois, environ 1,8 million en capital a été injecté dans le secteur, permettant de lever 4,7 millions de capitaux auprès d'investisseurs privés et près de 5 millions en prêts auprès des banques et de la Sowecsom.

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