Proximus & Cie boostent le capital de Tessares pour soutenir ses ambitions

La spin off de l'UCL vient de lever 3 millions auprès de ses actionnaires historiques et de la SRIW. Elle entend désormais passer à la vitesse supérieure dans la commercialisation de sa solution.

Coup d'accélérateur pour Tessares. La spin-off de l'UCL active dans l'amélioration de l'expérience internet de tout un chacun en zone rurale vient de lever 3 millions auprès de ses actionnaires historiques que sont Proximus et le fonds d'investissement Vives II, suivis de la SRIW qui rejoint l'aventure à cette occasion.

Désormais, l'heure est à la croissance. "Nous allons changer d'échelle", sourit Denis Périquet, CEO. Son ambition est d'ailleurs on ne peut plus clair: cap sur les gros bonnets européens des télécoms, sur le développement à l'international et sur la diversification du portefeuille actuel. Car "ce qui va faire la différence pour nous à l'avenir (alors que des acteurs plus établis comme Huawei ou Nokia démarrent seulement, NDLR), c'est le nombre de lignes que nous allons activer pour les opérateurs pour lesquels nous travaillons". "Et là, nous sommes prêts".

De start-up à scale-up

L'objectif derrière cette recherche de volume? "D'arriver à la rentabilité d'ici 2019" afin de passer du statut de "start-up prometteuse" à celui de "scale-up profitable". Une mue en bonne voie a priori, car si l'on regarde le chemin parcouru, force est de constater que la spin-off néo-louvaniste a bien grandi depuis sa création en mars 2015 par le Professeur Olivier Bonaventure, les chercheurs Sébastien Barré et Gregory Detal, et l'ingénieur civil Denis Périquet.

Dans les faits, Tessares, c'est aujourd'hui près de 30 emplois, couplé à un chiffre d'affaires qui a dépassé le million d'euros courant 2017. Une bonne performance liée au fait que la spin-off équipe en l'état quelque 15.000 foyers en Europe avec sa technologie, et ce, pour le compte du plus gros opérateur du pays, Proximus, mais aussi de KPN pour les Pays-Bas ou de Telia pour la Lituanie. Tous, des opérateurs historiques. Une coïncidence? "Nous visons des opérateurs disposant à la fois d'un réseau fixe et d'un réseau mobile, désireux de recombiner les deux. Or, il se fait qu'ils sont souvent historiques", nuance le CEO. Un créneau qui s'explique par coeur de métier de Tessares: la spin-off accélère, pour faire simple, l'internet fixe des foyers dans les zones mal desservies à l'aide d'un modem qui capte la 4G et d'une solution logicielle maison. C'est tout.

Proximus devrait aider

Pour ce qui est de l'ascension rapide de la jeune pousse, il convient de souligner le rôle important qu'a joué Proximus. Actionnaire de la première heure et client de Tessares depuis lors, l'opérateur lui a indéniablement ouvert des portes. "Ils ont joué un rôle de codéveloppement de notre solution", souligne Denis Périquet. Un coup de pouce non-négligeable qui devrait encore aider la start-up, lui permettant de s'exporter hors de l'Union par exemple - des marques d'intérêt ont été exprimées en Amérique du Nord, en Asie Pacifique et en Turquie, entend-on. Comment est né ce partenariat? Via un professeur, tout simplement, qui a cherché à faire valoir la thèse de deux de ses doctorants auprès du directeur des réseaux de Proximus... pour le bonheur de Tessares. Une histoire qui dure.

TESSARES

- Fondée en 2015 sur la base des travaux de deux chercheurs de l'UCL dans le domaine des télécoms.

- Emploie aujourd'hui une trentaine de personnes.

- A généré un chiffre d'affaires supérieur à un million d'euros l'an passé.

- Compte parmi ses clients Proximus, KPN (Pays-Bas) et Telia (Lituanie).

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