Quand de grosses fortunes belges profitent du paradis fiscal panaméen

Prompt à sauter sur l'actu chaude pour donner du grain à moudre aux citoyens, le Parti du travail de Belgique (PTB) a levé un nouveau lièvre concernant plusieurs grosses fortunes belges. Avec l'aide de son "expert fiscal", le parti d'orientation marxiste a pisté et débusqué celles d'entre elles qui profitent de la législation fiscale généreuse du Panama.

"Alors que les médias évoquent la présence au Panama de deux sociétés dirigées par le secrétaire communal de Mons (Pierre Urbain aujourd'hui inculpé pour abus de confiance et infraction à la loi sur l'intermédiation bancaire, ndlr), le service d'études du PTB s'est penché sur les sociétés panaméennes détenues par de grands noms du capitalisme belge comme De Spoelberch (AB Inbev), Velge-Bekaert (Bekaert), Emsens (Etex), Saverys (CMB), Boël (Sofina)...", indique le PTB.

On retrouve aussi sur la liste des membres de la famille Ullens de Schooten (Biorim), George Arthur Forrest (groupe Forrest), Michel et Amaury de Laet Derache (Puilatco private bank) et Henry De Croy (sociétés de cash). Gilles Samyn, un des bras droits d'Albert Frère, et Jan Piet De Nul (groupe Jan De Nul) s'y trouvent également.

Pour bénéficier des facilités fiscales de la république du Panama, ces grosses fortunes belges y ont installé diverses sociétés. Certains membres y auraient créé leurs structures depuis de nombreuses années. C'est le cas d'Yves Boel, dont la date d'enregistrement de la société (Interamerican Finance Inc.) indique le 16 février 1946, ou de Marc et Virginia Saverys, dont Graneles De Panama a été enregistrée le 20 octobre 1985.

Rappelant les particularités du Panama (secret bancaire, absence de taxation des revenus des non-résidents, pas d'obligation de fournir les comptes des sociétés, etc.), le PTB concède que sa liste est "certainement incomplète puisque d'autres figures du capitalisme belge peuvent avoir créé - fait créer - des sociétés panaméennes dans lesquelles ils ne siègent pas". Le parti du travail en profite pour rappeler son leitmotiv d'établissement d'un cadastre des fortunes et de la taxe des millionnaires.

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