SweepBright veut transformer le métier d'agent immobilier

Yoram Speaker (à gauche) et Raphaël Bochner (à droite) se connaissent depuis l'école. SweepBright n'est pas leur première société... ©© SV

Un million et demi d'euros levés en série A en Belgique, c'est déjà rare en soi. Mais quand, en plus, la start-up en question a tout juste un an, ça relève presque de l'exploit. Il y a quelque temps, la jeune pousse SweepBright parlait même de lever 2 millions d'euros. "Ça ne sert à rien de diluer trop le capital. Un million et demi d'euros, c'est suffisant pour mener à bien notre plan qui consiste à se déployer rapidement au niveau international", commente Yoram Speaker, cofondateur de SweepBright, depuis ses bureaux anversois.

Le résumé

SweepBright a développé une application qui replace l'agent immobilier au coeur du processus.

Son approche axée sur le mobile et sur l'intégration avec des applications tierces lui ouvre les portes d'un marché mondial gigantesque.

La start-up anversoise a convaincu le fonds d'investissements Volta Ventures. Elle vient de lever 1,5 million d'euros.

Avec Raphaël Bochner, son cofondateur qu'il a rencontré sur les bancs de l'école, les deux comparses ont déjà à leur actif la création de Gabari, une agence de communication. Une société dans laquelle ils n'ont aujourd'hui plus aucun rôle opérationnel. "Notre truc, c'est de créer, de répondre à des besoins. Une fois que cet objectif est atteint, nous passons à autre chose", résume Yoram Speaker.

Un marché gigantesque

Qu'est-ce qui a bien pu attirer Frank Maene, l'un des managers du fonds Volta Ventures à l'origine de ce joli tour de financement? La taille du marché, pardi! Des milliers d'agents immobiliers de par le monde qui font le même boulot et qui n'attendent qu'une seule chose: qu'on leur réduise leur charge de travail. "Un agent immobilier, qu'il travaille à Bruxelles, à Londres ou à New York, fait exactement le même travail, explique Yoram Speaker. Il fait des visites, il rédige des commentaires, prend des photos, retourne au bureau et encode toutes ses informations." Fastidieux, donc.

On ne sera pas surpris, dès lors, que l'internationalisation de SweepBright fait partie de son ADN. SweepBright a d'ailleurs déjà ouvert un bureau à New York, où le marché représente quelque 9.000 agents immobiliers. Paradoxalement, cette vision globale limite quelque part l'accélération de SweepBright. "Dans chaque pays visé, nous devons intégrer SweepBright aux portails immobiliers locaux et cela prend évidemment du temps", reconnaît Yoram Speaker. Mais une fois cet écueil évacué, c'est la panacée. Prenez l'exemple de l'Australie qui a été séduite par la start-up belge. Une fois les négociations conclues avec le portail, SweepBright aura accès à un réseau de 4.000 agents d'un seul coup!

Et parce que la publication sur tous les canaux existants est essentielle pour les agents immobiliers, SweepBright permet de publier directement sur le site de l'agence concernée ou sur les réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook. "Notre objectif, c'est de remettre l'humain, l'agent immobilier, au centre du processus, dans son vrai rôle", assure Yoram Speaker.

Pensée pour l'agent immobilier

L'une des forces de SweepBright, c'est d'avoir dès le départ pensé cette application exclusivement sur mobile, donc pour une utilisation sur smartphone ou tablette. "Jusqu'à présent, les outils de suivi de clients ont toujours été basés sur une utilisation sur desktop, commente Yoram Speaker. Mais aujourd'hui, les appareils mobiles sont suffisamment performants pour supporter une application comme la nôtre."

Et contrairement à d'autres applications, SweepBright sait exactement où son offre de valeur doit s'arrêter. "Nous avons concentré notre application sur ce qui est commun au métier d'agent immobilier et favorise l'intégration avec les applications tierces pour le reste", résume Yoram Speaker.

Les montants levés vont certainement être alloués en partie à la croissance internationale de SweepBright mais également au développement technique de l'application. "On pense notamment à intégrer de la photo/vidéo à 360 degrés", précise Yoram Speaker. Actuellement, SweepBright coûte 65 euros par mois par utilisateur après une période gratuite d'essai. En Belgique, environ 500 agents immobiliers l'utilisent déjà.

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