Une année de navigation "en eaux troubles" pour Greenyard, en recul

Le géant des fruits et légumes clôture son exercice 2017-2018 sur un recul de son chiffre d'affaires et de son bénéfice opérationnel. Des résultats "en deçà des attentes", reconnaît son CEO Hein Deprez.

La nouvelle n'a surpris personne. Le groupe Greenyard, spécialisé dans les fruits et légumes frais et surgelés, avait déjà subi, au premier semestre de son exercice 2017-2018 clôturé le 31 mars, un repli de 2,4% de son chiffre d'affaires.

Les résultats définitifs publiés hier confirment cette tendance. Certes, le géant de l'agroalimentaire reste au-dessus de la barre des 4 milliards d'euros de revenus, franchie durant l'exercice comptable précédent. Mais il subit un léger reflux. Le chiffre d'affaires plafonne en effet à 4,18 milliards d'euros, contre 4,25 milliards en 2016-2017 (-1,7 %).

La baisse des volumes de ventes a aussi affecté l'excédent brut d'exploitation récurrent (rebitda), qui subit un recul plus net, lâchant 3,8% à 140,2 millions d'euros.

"Greenyard a navigué en eaux troubles l'an dernier. Les résultats sont restés en deçà des attentes en raison de la pression sur les prix dans nos principaux marchés et d'un certain nombre de coûts non-récurrents", résume Hein Deprez, le CEO de Greenyard. Parmi ces derniers figure notamment la tentative avortée de rachat du géant américain Dole.

Le patron du groupe basé à Wavre-Sainte-Catherine, près de Malines, évoque notamment la perte de volumes dans certaines des marques principales de la division Fresh, la plus importante puisqu'elle représente à elle seule 3,34 milliards d'euros de revenus (-2,4 %).

Les activités de produits frais sont en perte de vitesse en Allemagne et, dans une moindre mesure, en Belgique. Pour contrer cette évolution négative, Greenyard a décidé de fermer deux centres de distribution en Allemagne et étendre la collaboration avec Carrefour. Le programme "First-In-Fresh" ajoute quelque 1.500 produits frais ( viande, poisson, plats préparés) à la gamme livrée par Greenyard Fresh aux magasins franchisés du distributeur.

La croissance régulière réalisée aux Etats-Unis, en France et aux Pays-Bas a toutefois permis de limiter les dégâts. Il n'empêche: la baisse des volumes s'est fait sentir sur la rentabilité, l'ebitda récurrent lâchant 8,9 % sur un an.

La division Long Fresh (les surgelés) sauve les meubles. Le chiffre d'affaires ne baisse que de 0,7 % à 743 millions d'euros, mais rogne 0,1 % à taux de change constant.

À noter encore la hausse du bénéfice net, qui passe de 700.000 à 3,4 millions d'euros, ou de 0,2 à 0,7 euro par action. Le dividende reste quant à lui stable à 20 centimes d'euro par titre.

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