Une spin-off wallonne pour soigner les chevaux texans

Le Texas est l'État américain qui compte le plus de chevaux. ©REUTERS

Le cheval wallon s'exporte bien, merci pour lui. Ou plutôt: les techniques vétérinaires de pointe destinées à la filière équine, mises au point en Wallonie, partent à la conquête du monde.

LE RÉSUMÉ

Revatis, détentrice d'un brevet de thérapie cellulaire sur les chevaux, a formalisé la mise sur pied d'une entité américaine logée au sein de la réputée université Texas A&M.

La spin-off de l'Université de Liège ne compte pas s'arrêter aux Etats-Unis. Elle lorgne aussi vers Dubai et Hong-Kong.

Ainsi Revatis, une spin-off de l'Université de Liège basée à Marche-en-Famenne, détentrice d'un brevet de thérapie cellulaire sur les chevaux, se lance-t-elle dans l'aventure américaine. En marge de la mission économique belge au Texas, Revatis a formalisé la mise sur pied d'une entité américaine logée au sein de l'université Texas A&M, l'une des plus cotées au monde pour les sciences vétérinaires. 100.000 dollars ont été injectés en capital dans un premier temps, avec l'appui des instruments financiers d'aide à l'exportation, et 600.000 dollars sont nécessaires pour couvrir les deux années qui doivent mener, à travers les différents tests, aux autorisations de la très sévère Food & Drugs Administration.

Celle-ci délivre ensuite le sésame ouvrant grand les portes de l'immense marché texan et américain. "Le Texas est l'État américain qui compte le plus de chevaux, souligne Didier Serteyn, le fondateur de Revatis. Si nous avons choisi le Texas pour nous lancer aux Etats-Unis, c'est pour cette raison, mais aussi parce que l'Awex entretient d'excellentes relations avec l'université Texas A&M, l'accès a été facilité et nous gagnons un temps précieux." Revatis ne compte d'ailleurs pas s'arrêter aux Etats-Unis: deux développements concrets sont dans les cartons de la spin-off: une entité à Dubai et une autre à Hong-Kong. À Dubai, la levée de fonds devra être beaucoup plus importante puisqu'il s'agit de construire un laboratoire tandis qu'à Hong-Kong, à l'image de ce qui a été fait au Texas, Revatis va s'appuyer sur une université locale. "Plus d'un tiers des chevaux souffrent de problèmes locomoteurs, ces blessures sont la première cause de réforme des chevaux de sport, soigner ces blessures osseuses, musculaires ou de tendons avec une technique innovante et moins invasive nous ouvre des marchés potentiellement très importants", explique encore Didier Serteyn.

Dynamisme wallon

L'Awex, l'agence wallonne pour l'exportation, présente depuis 10 ans au Texas, met le paquet pour soutenir ses entrepreneurs surplace, épaulés entre autres par le coordinateur surplace Yves Dubus qui, depuis son bureau de Houston, se plie en quatre pour que Wallons et Texans fassent du business ensemble. "Il y a une certaine manière de travailler ici, les gens sont directs, on ne tourne pas autour du pot. Il y a une prime à l'efficacité et à la franchise", souligne-t-il encore.

Rayon wallon, Vésale Pharma et Taktik ont également annoncé développer leurs produits sur le marché texan. "Exact", appuie Lloyd Siberdt. Ce jeune Luxembourgeois a monté Presale, une start-up active dans le ticketing qui opère depuis Austin. "Les Texans accordent énormément d'importance à la manière de présenter les choses. En deux minutes montre en main, il faut avoir été capable de leur prouver que votre idée était la meilleure." Et ça marche: il y a quelques mois Lloyd Siberdt et Presale ont intégré TechStar, l'un des incubateurs les plus prestigieux des Etats-Unis.

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