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Vers un bond en avant de la protonthérapie en 2013

La croissance du secteur de la protonthérapie devrait atteindre 30% cette année. ©DOC

Après une année 2012 peu prolifique avec seulement deux centres ouverts, la thérapie par faisceau de particules - thérapie par ions carbone et, surtout, protonthérapie - devrait connaître une belle progression en 2013. Selon la société de consultance CSIntell, cette année devrait en effet être marquée par une nette croissance, avec l'ouverture de 13 nouveaux centres (pour 32 salles) dans cinq pays différents.

Les 110 chambres de protonthérapie opérationnelles l'an dernier ont permis de soigner plus de 13.000 patients dans 15 pays. Elles ont rapporté des revenus globaux de 440 millions de dollars, contre 350 millions en 2011 (+ 26%). "Cette année, la croissance devrait dépasser les 30% grâce aux 13 nouveaux centres qui devraient s'ouvrir", explique Paul-Emmanuel Goethals, le fondateur de CSIntell.

Les commandes de salles sont toutefois en recul depuis 2011. Une évolution que le patron de CSIntell explique notamment par l'"attentisme" du marché à l'égard des systèmes de protonthérapie à chambre unique. Moins onéreux - ils coûtent moins de 30 millions de dollars, contre 100 millions pour un centre classique à 3 ou 4 salles -, ils permettent de soigner 250 à 300 patients par an et donc de cibler des hôpitaux de taille moyenne.

IBA, leader incontesté

Précurseur de ces unités plus petites, la société Mevion devait ouvrir un centre à chambre unique à Noël à Saint-Louis, aux Etats-Unis. Mais l'ouverture a été reportée à juin. Le Belge IBA, numéro un incontesté de la protonthérapie, devrait ouvrir son premier centre à une chambre en 2014, en Louisiane.

La société de Louvain-la-Neuve se taille la part du lion de ce marché très pointu et onéreux qui ne compte que neuf acteurs - certains centres universitaires développent eux-mêmes leur propre centre de protonthérapie. IBA a pris à son compte l'an dernier 37% des revenus globaux, soit trois fois plus que son concurrent immédiat, Mevion (13%).

La progression de cette technique thérapeutique consistant à injecter des protons à grande vitesse directement sur les cellules cancéreuses sans irradier les tissus sains aux alentours est loin d'être terminée. Selon Paul-Emmanuel Goethals, on devrait dénombrer entre 250 et 260 chambres d'ici 2017, et jusqu'à un millier en 2032, pour des revenus globaux qui devraient alors atteindre 2,2 milliards de dollars.

Mais l'expansion géographique sera lente. D'ici 2017, des centres de protonthérapie devraient s'ouvrir en Inde, en Chine, au Moyen Orient et en Australie. En raison du coût élevé des installations, l'Europe et l'Amérique du nord devraient rester les marchés de prédilection de ce type d'appareil.

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