hub.brussels mise sur de nouvelles niches industrielles

Nouveau navire. Nouveaux capitaines. Isabelle Grippa, directrice générale fraîchement nommée de hub.brussels vient de prendre ses fonctions en duo avec Annelore Isaac, directrice adjointe. Avec un cap: mettre sur les rails le nouveau service centralisé de soutien aux entreprises bruxelloises. Budget 2019: 39 millions d'euros pour coordonner les missions d'anciens outils disjoints qu'étaient Atrium (commerce), Impulse et du service public bruxellois pour l'import-export, autour du numéro 1819, point de contact bruxellois pour les entreprises et les candidats entrepreneurs. L'organisme présidera à la répartition des 25 à 30 millions d'euros de subsides distribués chaque année au monde entrepreneurial par la Région bruxelloise.

le résumé

Isabelle Grippa, nouvelle directrice du pôle bruxellois de soutien aux entreprises prend ses fonctions.

Elle présente les principaux axes de la mission confiée à l'organisme par la Région bruxelloise.

hub.brussels travaillera notamment sur le développement d'une industrie compatible avec le tissu urbain.

hub.brussels vient d'adopter son contrat de gestion dont l'un des axes majeurs est bien sûr l'accompagnement des entreprises qui, au niveau du financement, sera optimalisé grâce à un administrateur (non politique) envoyé par hub chez finance.brussels (ex-SRIB). C'est nouveau. "Nous avons besoin d'un maximum de synergies pour accompagner au mieux les entreprises. Nous avons déjà noué contact avec Pierre Hermant (le nouveau patron de finance.brussels, NDLR) et nous avons hâte de travailler ensemble", lance, enthousiaste, Isabelle Grippa.

"Une de nos missions principales sera d'épauler le gouvernement bruxellois dans l'élaboration de la politique économique de la Région bruxelloise, poursuit-elle. Le contrat de gestion fait de hub.brussels un outil de monitoring de l'économie bruxelloise. L'expertise de nos équipes devra nous permettre d'identifier les secteurs et les projets d'avenir et d'anticiper les évolutions de l'économie de la capitale afin d'orienter au mieux les politiques régionales."

Une étude décevante

Il s'agira notamment d'accompagner le volet "industrie" de la stratégie 2025 du gouvernement bruxellois, une sorte de plan Marshall qui est toujours attendu. Dans ce cadre, Didier Gosuin (DéFI) ministre de l'Économie, annonce pour la fin de l'année l'atterrissage d'un plan régional pour l'industrie. Pour ce faire, le gouvernement avait commandé une étude au monde universitaire, dont l'ULB. "Le travail demandé aux scientifiques nous a déçus, explique-t-il à L'Echo. Nous l'avons trouvé peu innovant, un peu frileux à notre goût. Nous avions pourtant clairement exposé notre vision".

Cette vision consiste à "élargir le concept d'industrie", poursuit-il. "Ne faisons pas croire qu'on va faire revenir des industries qui sont inconciliables avec le cadre urbain, ne rêvons pas. Il faut bien sûr maintenir le peu d'industrie manufacturière qui reste mais la prudence impose de reconsidérer le concept en y incluant des développements qui, même s'ils génèrent des produits, ne relèvent ni de l'industrie manufacturière ni du service ni de l'administration." Il faut intégrer des développements en nouvelles technologies, le développement de "l'industrie créative". Didier Gosuin cite le know-how bruxellois en matière d'imagerie de synthèse et une série de nouveaux produits développés par des start-ups, tel que ce système de réalité virtuelle qui permettra par exemple de faire des exercices de revalidation à domicile, évitant au patient des déplacements difficiles et coûteux en milieu hospitalier.

Économie non-polluante

Les universitaires mandatés par la Région ont donc été invités à revoir leur copie en étudiant ce qui se fait à l'étranger, indique Didier Gosuin. "En Île de France notamment où cette vision d'une industrie compatible avec le tissu urbain est déjà mise en oeuvre, nous ne pouvons pas donner à Bruxelles une image conservatrice dans ce domaine." Le ministre rappelle que Bruxelles dispose du plus haut taux de qualification au niveau belge, ce que requièrent précisément tous ces nouveaux créneaux. Ceux-ci ne demandent que peu d'espace de production et sont non polluants. "hub participe à ce travail pour lui apporter notre analyse et une vision anticipative d'identification des secteurs porteurs", appuie Isabelle Grippa. Un des axes du contrat de gestion de hub.brussels étant de favoriser un écosystème économique propice à l'innovation, le soutien public à l'industrie se concentrera autour de concepts qui vont se substituer à la production traditionnelle.

Le regroupement de tous les services aux entreprises au sein de hub.brussels a déjà permis une économie en matière de logistique chiffrée à plus de 1,1 million d'euros, précise Didier Gosuin. Il rappelle que cette fusion n'avait pas pour but de faire des économies mais de renforcer l'aide aux entreprises.

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