Sans politique de prévention, le coût des maladies chroniques risque d'exploser

Les quatre maladies chroniques majeures au sein de l'Union européenne (cancer, problèmes respiratoires, diabètes et maladies cardiovasculaires) représentent un coût de presque 500 milliards d'euros, soit environ 35% des dépenses en soins de santé, ressort-il ce lundi d'une étude réalisée par l'institut Itinera.

Une augmentation de ce coût est inévitable, mais en l'absence de modification de la politique en la matière, celui-ci pourrait exploser de 38% d'ici 2030 et de 84% d'ici 2050, concluent les chercheurs de l'université de Gand Johan Albrecht et Désirée Vandenberghe.

La clé: la prévention

Outre le coût direct, la facture non-médicale de ces quatre maladies chroniques majeures - qui résulte principalement des pertes en termes de production et de productivité - a atteint les 321 milliards d'euros en 2015, soit 2,2% du PIB européen, soulignent les auteurs de l'étude.

Qui déplorent que seuls 2 à 3% du budget des soins de santé soient affectés à la prévention. En effet, relèvent les chercheurs, selon les analyses scientifiques, environ la moitié des maladies chroniques pourraient être évitées en optant pour un mode de vie sain. Exemples à la clé. Les autorités devraient insister sur l'importance de ne pas fumer, d'éviter le surpoids, de suivre un modèle alimentaire équilibré, de pratiquer une activité physique régulièrement et de limiter la consommation d'alcool, estiment-ils.

D'autant que même avec une politique de prévention "ambitieuse", une augmentation du coût des maladies chroniques majeures - de 26% d'ici 2030 et 48% d'ici 2050 - est inévitable, affirment Johan Albrecht et Désirée Vandenberghe. Belga

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