1er mai à Liège: succès de foule et plaidoyer pour Di Rupo au 16

(belga) A 40 jours des élections législatives, plusieurs centaines de militants socialistes liégeois se sont réunis mardi matin au Parc d'Avroy pour fêter le 1er mai de la cité ardente. Dans la foule, de nombreux candidats et leur comité de soutien aux couleurs noires, pour Alain Mathot, rouge pour Michel Daerden et rose pour Christie Morreale, mais aussi des panneaux de soutien à Ségolène Royal.

Dans leurs discours articulés principalement autour des thèmes de la campagne, les différents orateurs n'ont pas épargné le MR et son leader, Didier Reynders.

Le président de la fédération liégeoise, Willy Demeyer, a relevé les "propos outranciers, réducteurs et blessants, tant sur le plan des idées que sur le plan des personnes". "S'il le pouvait, Didier Reynders attaquerait Peyo en justice pour avoir choisi un Grand Schtroumpf rouge comme chef des petits hommes bleus! Mais les arrogants ne font rien d'autre que d'édifier des châteaux, des forteresses, pour cacher leurs craintes et leurs doutes. Le mépris n'est jamais payant", a souligné le président des socialistes liégeois.

Le député-bourgmestre de Seraing, Alain Mathot, a pour sa part épinglé les "paillettes du libéralisme social". Il a évoqué "le cdH, une fois à gauche, une fois à droite"; la droite et "son petit frère Ecolo qui fait l'écho".

Le ministre wallon Michel Daerden et la présidente du Sénat, Anne-Marie Lizin, ont pour leur part rappelé l'enjeu des socialistes wallons: permettre à un socialiste de devenir premier ministre. "Je sens qu'il est possible cette fois d'atteindre un objectif qui ne l'a plus été depuis Edmond Leburton: nous voulons un premier ministre socialiste wallon", a clamé la bourgmestre hutoise.

Selon elle, répondre aux "ennemis" du MR est inutile. "En politique, on a des ennemis et on le sait". Pour elle, il est plus intéressant de surveiller les "amis du Nord". D'une part le CD&V qui, avec le N-VA risque de conduire vers le nationalisme flamand; d'autre part, le sp.a, "un vrai ami" mais avec qui il faudra mesurer sa force. "Le président Vande Lanotte a déjà annoncé qu'il compterait chaque voix pour voir qui de lui ou de notre leader serait le plus fort. Le combat est dans le combat", a conclu Anne-Marie Lizin.

Cet après-midi, les 14 fédérations du PS se réuniront à Liège pour le rassemblement national ponctué du discours du Président Di Rupo.

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