1er mai: la FGTB appelle à une union de la gauche

(belga) La FGTB a appelé mardi à l'unité de la gauche pour lutter contre le libéralisme sauvage. La secrétaire générale du syndicat socialiste, Anne Demelenne, s'exprimait mardi à Namur à l'occasion des festivités du 1er mai.

Anne Demelenne, qui préside l'aile wallonne de la FGTB, s'est réjouie de l'engagement du parti socialiste lors de la législature qui s'achève, regrettant cependant que le PS ne se soit pas opposé au Pacte des générations.

"Nous avons souvent pu compter sur le PS durant la législature", a dit Anne Demelenne, soulignant particulièrement le travail accompli par le président du parti, Elio Di Rupo, mais aussi par les ministres Laurette Onkelinx et Rudy Demotte.

Mais en ce qui concerne le Pacte des générations, "le PS nous a déçus", a indiqué la chef de file wallonne du syndicat socialiste. Or, a précisé Anne Demelenne, "quand la gauche est divisée, c'est le libéralisme sauvage qui triomphe".

La secrétaire générale de la FGTB a insisté sur l'unité des forces de gauche face aux défis qui s'annoncent. Des "conservateurs flamands" veulent plus de régionalisation car "ils veulent briser les mécanismes de solidarité", a-t-elle dit, rappelant que, selon la FGTB, le Pacte des générations a "divisé" les jeunes et les âgés.

Anne Demelenne a rappelé mardi les combats de la FGTB pour l'emploi, les soins de santé et les services publics.

Concernant les demandeurs d'emploi, Mme Demelenne a appelé à "chasser le chômage, pas les chômeurs".

Relativement au pouvoir d'achat des travailleurs, la chef de file wallonne a mis en balance les 5% d'augmentations maximales des salaires en 2 ans concédées par les patrons dans l'accord interprofessionnel et les plantureuses augmentations que se sont accordés ces derniers à l'instar d'Albert Frère dont les émoluments ont grimpé de 170% en un an.

Sur le plan européen, Anne Demelenne a rappelé qu'après avoir repoussé la directive Bolkestein, le syndicat socialiste restait mobilisé contre la libéralisation de la poste.

Enfin, en matière de développement durable, la secrétaire générale a appelé à l'émergence d'un pays "solaire et solidaire". Selon elle, "il est temps de sortir de l'ère jurassique des combustibles fossiles" et d'investir dans les énergies alternatives. Mais, a-t-elle précisé, il ne faut pas que ces énergies soient réservées aux "bobos". Anne Demelenne a appelé à l'approfondissement des mesures de soutien aux personnes plus précarisées souhaitant investir dans les énergies alternatives, telle que les primes, les crédits à taux réduit et autres tiers-investisseurs.

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