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Administration wallonne: la fusion entraînera la perte de 4.000 emplois

La fusion du ministère de la Région wallonne et du ministère de l'Equipement et des Transports (MET) entraînera la perte de 3.000 à 4.000 emplois, selon un article à paraître dans le Soir Mag de mercredi.

(belga) Il ne s'agira pas de licenciements, précise toutefois l'hebdomadaire, "mais de suppressions douces par le non-remplacement lors des départs à la retraite".

Les deux ministères de l'administration wallonne, qui totalisent 10.000 agents, fusionneront prochainement. Cette restructuration aura pour conséquence une diminution de l'emploi évaluée à 3.000 unités pour les sources les plus optimistes et à 4.000 pour les autres.Les départs à la retraite ne seront pas remplacés. Quand on sait que les plus de 50 ans représentent 40 pc des effectifs au MET et qu'on ne compte que 11 pc de fonctionnaires âgés de moins de 35 ans, le calcul est vite fait.

Pour compenser le manque consécutif aux départs, il faudrait organiser des examens de recrutement, qui n'ont plus eu lieu depuis de longues années, selon le Soir Mag. Pour rattraper le temps perdu, il faudrait mettre sur pied trois ou quatre examens en six mois.Les postes les plus menacés sont les emplois de bas niveau tels que chauffeurs, accompagnateurs, balayeurs, éclusiers, épandeurs, etc.La future administration wallonne, poursuit le magazine, sera chapeautée par un secrétaire général et deux directeurs généraux.

"Les noms des trois fonctionnaires à qui ces mandats devraient être attribués circulent déjà partout". Il s'agit respectivement d'Anne Poutrain (chef de cabinet d'Elio Di Rupo), de Daniel Thomas (fonctionnaire détaché au cabinet de Philippe Courard) et de Francis Mossay (chef de la comptabilité au MET et au ministère de la Région).

Pour le Soir Mag, il ne s'agit ni plus, ni moins d'une "tentative de mainmise du PS sur la haute administration wallonne avec la complicité évidente du cdH", les deux partis formant l'actuelle majorité. Les postes de directeurs généraux des six services administratifs opérationnels (SAO) seraient en effet partagés entre socialistes et humanistes. Parmi les noms cités figurent le chef de cabinet de Michel Daerden et un membre du cabinet d'André Antoine.

Photo Belga

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