"Aux urnes, citoyens!", clame le Parti Populaire

Le parti présidé par Mischaël Modrikamen a dévoilé mardi soir son slogan de campagne. Il vise à capter le ras-le-bol d'électeurs tentés par l'abstention.

Bruxelles (Belga) - C'est avec le slogan "Aux urnes, citoyens! " que le Parti Populaire (PP) ira aux élections, a annoncé mardi soir les coprésidents Mischaël Modrikamen et Rudy Aernoudt, à l'occasion d'un meeting national tenu par le parti à Bruxelles.

Ils présentent leur parti comme le seul susceptible de sortir la Belgique de l'ornière dans laquelle les partis traditionnels l'ont menée. Ils espèrent convaincre des électeurs lassés des querelles politiciennes de se tourner vers le PP, qui s'affiche comme "la seule véritable alternative". Leur slogan atteste clairement d'une volonté d'attirer les quelque 10 à 15% de Belges tentés par l'abstention.

Les critiques ont fusé à l'égard des autres partis francophones. Aernoudt et Modrikamen parlent d'un pays où l'on peut être chômeur à vie, où l'insécurité et l'impunité sont monnaie courante, où les querelles communautaires prennent le pas sur les préoccupations des citoyens. Brabançonne à l'appui, les responsables du PP ont d'ailleurs souligné le caractère bilingue de leur parti.

Aernoudt, tête de liste au Sénat, a plus particulièrement plaidé pour une réduction des impôts sur le travail mais aussi du nombre de fonctionnaires de 1,04 million à 300.000. Il faut aussi limiter la durée des allocations de chômage à trois ans et abolir les subventions aux entreprises, a-t-il dit.

Modrikamen, qui conduira la liste sur BHV, s'en est pris tout à la fois à la vente de Fortis pour une croûte de pain, aux querelles communautaires, à l'insécurité et à une immigration "qui échappe à tout contrôle". Tout en rendant hommage à l'immigration qui s'intègre, il a souhaité une "cartographie" du pays qui fasse apparaître ce que coûte et ce que rapporte l'immigration.

Il a promis une "fameuse claque" électorale aux autres parti. "Le temps du sursaut est venu", a-t-il dit. Modrikamen s'en est vivement pris à la RTBF, qui ne leur permettra pas de débattre avec les grands partis.

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