Baisse du nombre d'exploitations agricoles

Il ressort du recensement agricole 2006 que le nombre d'exploitations agricoles a diminué de 4,3 % par rapport à 2005 au niveau national.

(belga) La baisse est plus importante en Flandre (-4,7%) qu'en Wallonie (-3,6%). Quant à la superficie agricole utilisée, elle a reculé de 1,2 %. Ces chiffres ont été donnés lundi par la ministre des Classes moyennes et de l'Agriculture, Sabine Laruelle. Les cultures industrielles reculent fortement (-7,9%) avec notamment une baisse de 43,3% de la superficie de la chicorée et de 3,3% de la betterave sucrière, conséquence de la réforme du secteur du sucre au niveau européen. On constate parallèlement une forte augmentation de la culture du colza. Il faut toutefois relativiser cette augmentation (+70,7%) en raison de la faible surface de départ. L'augmentation est sans doute due à la perspective offerte par la production de biocarburants, a expliqué la ministre.

En matière d'élevage, le nombre de bovins diminue (-2,2%), celui des porcs aussi (-1,4%), ainsi que celui des volailles (-10,4%). Pour ce dernier secteur, la forte diminution est sans doute, selon la ministre, la conséquence de la grippe aviaire mais aussi des fluctuations de prix sur le marché. Mme Laruelle a mis en place quatre groupes de travail pour préparer l'avenir. Un de ceux-ci se penchera notamment sur les normes. A ce propos, la ministre est d'avis qu'il faut cesser, en Belgique, de vouloir aller plus loin que les normes européennes afin de ne pas tuer le secteur des produits fermiers et de ne pas mettre en difficulté les nombreuses PME du secteur agricole. "Chaque fois qu'on impose des normes plus strictes, on met notre secteur agricole dans une situation de concurrence défavorable", a-t-elle commenté.

La ministre souligne aussi qu'il existe une différence entre les affirmations générales et le comportement du consommateur. "On nous dit que les gens veulent une traçabilité absolue pour les produits mais on constate que lorsqu'ils achètent ils tiennent surtout compte du prix. Or on ne peut pas avoir de bon prix et une traçabilité absolue", a-t-elle encore dit. Un autre groupe de travail se penchera sur l'entreprise agricole et la fiscalité en agriculture. Le secteur agricole a en effet connu de grandes mutations au cours des dernières années, a souligné Mme Laruelle pour qui le moment est venu de réfléchir au statut de l'entreprise agricole et à sa fiscalité. Les deux autres groupes doivent réfléchir à l'avenir de la Politique Agricole Commune (PAC) et aux nouveaux débouchés ainsi qu'aux innovations comme les OGM. Ces groupes de travail devraient rendre assez rapidement leurs conclusions. On verra ensuite s'il faut peaufiner la réflexion.

(photo: belga)

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés