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Di Rupo candidat à sa propre succession à la présidence du PS - update

Elio Di Rupo sera candidat à sa succession à la présidence du PS en octobre prochain. Il l'a dit dimanche en commençant son discours de clôture du congrès que le PS a tenu à Gembloux

(belga) Le PS a tenu le congrès pour lancer "les chantiers de demain", une série d'ateliers au cours desquels les citoyens pourront exprimer leur avis sur le grands sujets de société et ainsi influencer le programme du parti pour les prochaines élections législatives.

Dans son discours, le président Elio Di Rupo a commencé par faire le bilan de la législature qui s'achève. Malgré les compromis qu'il a fallu faire avec le partenaire libéral, il a qualifié le bilan de remarquable, donnant "une grande dis'" aux ministres socialistes.

Il a aussi réaffirmé la volonté de PS d'être le parti du 21e siècle le plus proche des citoyens et oeuvrant pour le bien de tous. "La ligne de conduire du PS est claire: c'est le respect de chacun et le progrès pour tous". En ce sens, le PS fait partie des progressistes, par opposition aux régressistes, a-t-il expliqué.

M. Di Rupo a épinglé quatre des dix chantiers qui feront l'objet des ateliers qui lui semblent essentiels: l'avenir du pays, la santé de la planète, la sécurité d'existence et les services d'intérêt général.

A propos de l'avenir de la Belgique, il s'est dit opposé à la "régionalisation idéologique" prônée par certains. "On parle de régionaliser ceci ou cela mais sans se demander ce que cela va rapporter aux gens, Flamands, Wallons et Bruxellois. Il n'est pas question pour nous de parler de quelque chose qui améliorera seulement le sort d'une partie de nos concitoyens", a indiqué M. Di Rupo.

Et d'ajouter qu'à son avis "on n'a pas exploité suffisamment les possibilités du modèle fédéral belge".

Il a cité le cas des soins de santé que les partis flamands voulaient régionaliser à cause des transferts. Après quatre années de bonne gestion socialiste, la polémique est sans objet et les hommes politiques flamands le reconnaissent eux-mêmes, a-t-il souligné.

On parle maintenant de régionaliser la politique de l'emploi. "Si nous avons pu trouver une solution dans le cadre fédéral pour un sujet aussi important que les soins de santé, pourquoi ne serait-ce pas possible pour l'emploi? Nous sommes convaincus qu'on peut répondre au constat qu'il existe des différences dans le cadre fédéral", a-t-il dit ajoutant que le "statu quo institutionnel ne signifie pas l'immobilisme".

En ce qui concerne le réchauffement du climat, Elio Di Rupo a souligné qu'il faut absolument travailler en synergie et trouver des groupes de solutions.

Il faut agir à tous les niveaux de pouvoir, a-t-il ajouté en indiquant qu'il invitera prochainement les 111 bourgmestres PS à signer une charte d'engagements concrets pour lutter contre le réchauffement de la planète. Il leur demandera notamment de prendre ensemble des engagements ambitieux mais réalistes pour réduire les émissions de CO2, notamment par un meilleur isolement des bâtiments communaux et un parc automobile communal plus soucieux de l'environnement.

Le PS mettra aussi sur la table des négociations pour la formation d'un futur gouvernement une action liant emploi et environnement à l'image de ce que fait l'Allemagne. En rénovant 300.000 logements pour les rendre moins énergivores, ce pays ambitionne de créer 200.000 emplois, a souligné M. Di Rupo.

Le PS veut aussi poursuivre dans la voie empruntée par l'actuel gouvernement pour augmenter les revenus des citoyens pour assurer leur sécurité d'existence. A ce propos, le PS veut relancer le débat sur une liaison entre les diminutions de charges et la création effective d'emplois.

Enfin, le président du PS a eu des mots très durs pour la Commission européenne tout au long de son discours, critiquant ses prises de positions notamment en matière de libéralisation des services, dont la dernière en date est celle du secteur postal. Pour alimenter sa position, la Commission recourt à des consultants et fait réaliser des audits dont le but principal est de répercuter la position des acteurs économiques du marché, a-t-il regretté.

Certes, a-t-il ajouté, il faut veiller à des services publics efficaces pour ne pas donner d'arguments aux régressistes parmi lesquels il compte incontestablement la Commission européenne.

En conclusion de son discours, Elio Di Rupo a insisté sur le fait que les francophones, wallons et bruxellois, y compris ceux de la périphérie, doivent continuer à se prendre en mains. "Nous sommes 4,3 millions et nous n'avons pas à rougir de ce que nous sommes. Je suis fier d'être Belge francophone. Il n'y a pas de raison pour que nous ne nous fassions pas entendre."

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