Di Rupo remet son mandat présidentiel en jeu plus vite que prévu

Les élections pour la présidence du parti socialiste francophone seront anticipées et devraient se tenir au mois de juillet et non, comme prévu, en octobre. Si M. Di Rupo devait être réélu, il quitterait sa fonction de ministre-président du gouvernement wallon. Le poste serait confié à un autre socialiste.

(Belga) Le président du PS, Elio Di Rupo, remettra son mandat en jeu, a-t-il fait savoir jeudi dans un communiqué. Les élections pour la présidence du parti socialiste francophone seront anticipées et devraient se tenir au mois de juillet et non, comme prévu, en octobre. Si M. Di Rupo devait être réélu, il quitterait sa fonction de ministre-président du gouvernement wallon. Le poste serait confié à un autre socialiste.

En avançant ces élections internes, M. Di Rupo veut permettre à son parti d'être fixé sur sa direction et se mettre en ordre de marche pour le scrutin régional de 2009. "Aujourd'hui au PS, il convient avant tout de préparer l'avenir", a-t-il ajouté.

Depuis le ressac électoral de dimanche, certaines voix se sont élevées au sein du PS pour demander à M. Di Rupo de choisir entre ses différents mandats: président du parti socialiste, ministre-président du gouvernement wallon et bourgmestre de Mons.

Parmi ces voix, il y a celle de Guy Spitaels, président du PS de 1981 à 1992. L'homme, qui porta le parti à un score historique de 44 pc en 1987, est sorti de la réserve qu'il observait depuis son retrait de la vie politique à la suite de l'affaire Agusta.

"Il est temps de mettre fin au cumul qui empêche de traiter les problèmes en profondeur. Elio doit faire un choix entre la présidence du parti, la présidence du gouvernement régional et la direction d'une ville qui a vocation de capitale culturelle... A courir trop de lièvres, on ne peut que décevoir", a-t-il déclaré dans l'édition du "Soir" de jeudi.

Et de mettre en cause une coupure entre le siège du parti et sa base: "J'aimerais à tous le moins que la voix des élus socialistes soit plus écoutée que celle des technocrates du boulevard de l'Empereur".

Dimanche, les élections législatives ont marqué un recul important du PS dont le nombre de sièges à la Chambre est passé de 25 à 20 et à qui le MR a pris la place de premier parti de Wallonie. Un Bureau du PS a déjà décidé lundi de prendre des mesures à Charleroi dont les affaires politico-judiciaires ont eu, à en croire le communiqué, un impact globalement négatif pour le parti. La fédération et l'Union socialiste communale de Charleroi ont été placées sous tutelle. Lundi prochain, M. Di Rupo proposera au Bureau du PS d'anticiper les élections pour la présidence.

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