Embellie en vue, dit le Bureau du Plan

La croissance serait de 1,4% en 2010, soit 1% de mieux que le chiffre retenu lors de la confection du budget en octobre et 0,3% de mieux que le chiffre inscrit dans le programme de stabilité, que la Belgique vient de rentrer à la Commission européenne. La catastrophe annoncée côté chômage n'aurait pas lieu. Tout n'est pas rose pour autant...

Bruxelles (L'Echo) - Le gouvernement fédéral aborde son contrôle budgétaire avec une bonne nouvelle: la croissance serait supérieure aux prévisions, même les plus récentes, selon le "Budget économique" du Bureau du Plan, transmis ce mercredi aux ministres concernés.

La croissance serait de 1,4% en 2010, soit 1% de mieux que le chiffre retenu lors de la confection du budget en octobre et 0,3% de mieux que le chiffre inscrit dans le programme de stabilité, que la Belgique vient de rentrer à la Commission européenne.

Cela s'explique en particulier par l'amélioration de la balance commerciale. Les exportations augmenteraient de 4,7% contre seulement 1,5% prévus en septembre dernier.


Tout n'est cependant pas rose, loin de là.

L'embellie de 2010 ne se confirme pas en 2011, où l'on resterait avec le chiffre de 1,7%, repris dans le programme de stabilité. On est ici, en dessous des 1,9% prévus pour le budget 2011.

Signe inquiétant: les investissements des entreprises ne progressent pas aussi fort que prévu, par rapport à la déglingue de 2009.

Les prévisions d'inflation sont, elles, stationnaires (1,6% en 2010 et 1,7% en 2011).

Impact budgétaire


Les ministres fédéraux doivent rentrer, pour ce vendredi, leurs propositions d'ajustement en vue du contrôle budgétaire. Une circulaire les invite à la plus extrême prudence, affirmant "qu'aucune proposition d'initiative nouvelle ne sera prise en considération, qu'elle soit ou non compensée". Cela reste vrai même si les chiffres de croissance sont un peu meilleurs que prévu. "Il y va de notre crédibilité, alors que, dans le monde, le focus est fixé sur les finances publiques", commente le ministre de l'Économie, Vincent Van Quickenborne.


"Il faut donner plus de poids à cette croissance encore timide, poursuit le ministre de l'Economie. La réduction des déficits publics relèvera la confiance et la consommation intérieure à la croissance encore très faible, selon le Bureau du Plan (0,7% en 2010 et 1,5% en 2011)." Le taux d'épargne des ménages reste aux niveaux très élevés avec 19,7% en 2010 et 20,5% en 2011.

Christophe De Caevel

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