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Emissions de CO2: taxe circulation modulable et large concertation

Le gouvernement wallon tiendra le 15 mars prochain un Conseil thématique consacré au réchauffement climatique et au développement durable. Le cdH y défendra l'idée de moduler la taxe de mise en circulation et la taxe de circulation en fonction des émissions de CO2 des véhicules, a dit dimanche la présidente des Humanistes Joëlle Milquet.

(belga) Le vice-Premier ministre et président du MR défend quant à lui l'idée d'une large concertation sur le sujet, à l'image de ce qui s'est fait pour le Pacte de solidarité entre les générations.

L'émission "Mise au Point" de la RTBF était consacrée dimanche au réchauffement climatique et aux mesures à prendre pour y remédier. Trois présidents de partis avaient accepté l'invitation de la chaîne: Didier Reynders (MR), Joëlle Milquet (cdH) et Jean-Michel Javaux (Ecolo). Le PS avait délégué le sénateur Jean Cornil.

Mme Milquet a notamment annoncé à cette occasion que le gouvernement wallon tiendra un Conseil spécial sur la thématique du réchauffement climatique et du développement durable le 15 mars. Le cdH y défendra l'idée d'une taxe de mise en circulation et de taxe de circulation modulée en fonction des émissions de CO2.

Sur le plateau de RTL-TVi, le ministre wallon cdH Benoît Lutgen a abondé dans le même sens tout en ajoutant qu'il faudra trouver une solution pour ne pas pénaliser les personnes à faibles revenus puisque ce sont traditionnellement elles qui roulent avec des voitures plus vieilles et donc souvent plus polluantes.

Après l'émission, le président du MR, Didier Reynders, a qualifié cette déclaration de la présidente du cdH d'effet d'annonce. "Elle nous a déjà annoncé un partenariat privé/public pour financer les bâtiments scolaires mais je n'ai encore rien vu venir et avant les communales elle voulait instaurer un péage à l'entrée de Bruxelles. Depuis qu'elle est échevine de la Ville, elle est plus nuancée sur le sujet", a-t-il commenté. Pour sa part, il a rappelé sa volonté de voir, d'ici la fin de l'année, aboutir une large concertation entre le pouvoir fédéral, les partenaires sociaux et les Régions sur les mesures à prendre en matière environnementale.

Pour lui, les mesures en matière environnementale ne doivent pas être vues que d'un point de vue négatif. Elles peuvent être porteuses d'emploi et de progrès en recherche et développement. "Nous devons continuer à diminuer les charges qui pèsent sur les entreprises et sur les revenus des citoyens et en même temps augmenter les charges sur les comportements les plus polluants. Ces charges doivent cependant être biodégradables en ce sens que si on change son comportement on doit pouvoir échapper à la taxe", a-t-il dit, rappelant ainsi sa position en la matière.

"Mais on doit savoir que si on va vers des mesures autres que les incitatifs que nous employons actuellement pour provoquer les changements de comportement, cela aura, en tout cas dans un premier temps, un coût pour les entreprises et les citoyens. C'est pourquoi une telle politique doit être élaborée en concertation avec les partenaires sociaux", a encore dit le président du MR.

Jean-Michel Javaux a également souligné que les investissements environnementaux peuvent être très porteurs d'emplois. Et de citer l'exemple de l'Allemagne qui a mis au point un large programme d'isolation de logements qui devrait procurer 200.000 emplois. Il a aussi souligné certaines incohérences dans les politiques menées actuellement qui prônent l'utilisation des transports en commun mais en même temps suppriment des trains et ferment des gares.

Quant à Jean Cornil, il a souligné que pour le PS la préoccupation environnementale devait être combinée à une préoccupation sociale. Il faut veiller à ne pas réserver les avantages aux plus nantis, a-t-il dit.

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