Et soudain, une lettre mit le feu à la commission Fortis...

Bart Tommelein, président de la Commission "séparation des pouvoirs" ©BELGA

Un conseiller de la cour d'appel évoque un faux témoignage. Puis refuse de s'expliquer devant les parlementaires. Tollé.

  • Pourquoi Van der Eecken a-t-il envoyé un tel courrier? Plusieurs députés étaient perplexes devant une telle initiative. «On se moque de nous», glissait l'un d'eux. «Manipulation», s'étranglait un autre. Olivier Maingain (MR) s'est demandé s'il ne s'agissait pas d'une violation à la séparation des pouvoirs. Une thèse apparemment appuyée par les experts de la commission d'enquête. «La Justice ne peut pas venir vers nous avec ses problèmes», pestait Servais Verherstraeten (CD&V). Une chose semble certaine: il y a bien une guerre interne à la cour d'appel de Bruxelles.
  • Quel témoin a menti ? La lettre de Van der Eecken ne précise ni qui est le fauteur de troubles ni à quels faits se rapportent les mensonges. Dans les couloirs de la Chambre, plusieurs noms ont été évoqués: Eric de Formanoir, un conseiller de l'ex-ministre Jo Vandeurzen ; Guy Delvoie, le premier président de la cour d'appel; Marc de le Court, le procureur général ; ou encore Jan De Groof, l'informateur du cabinet Leterme et l'époux CD&V de Christine Schurmans,une des juges de l'affaire Fortis. Autant de spéculations. Du coup, les députés ont réclamé l'audition immédiate de Van der Eecken. Mais celui-ci a refusé de témoigner, se retranchant derrière le secret professionnel. De quoi énerver encore un peu plus les députés. Renaat Landuyt (sp.a) n'était pas le seul à s'étonner de voir un magistrat écrire une lettre d'initiative puis refuser de s'expliquer...
  • Quelles suites pour les travaux de la commission ? Les députés débattaient de la question hier soir. Et les discussions ont été très tendues, y compris dans les rangs de la majorité. A mots couverts, chacun accusait l'autre de vouloir tirer un profit (électoral) de la situation. Certains ont accusé le président de la commission d'enquête Bart Tommelein (Open VLD), d'avoir «pété les plombs». Il a été le premier à décréter la suspension de la rédaction du rapport. Impossible selon lui de tirer des conclusions d'informations potentiellement biaisées. Certains députés (MR, CD&V) souhaitaient boucler les travaux dans les prochains jours, quitte à se contenter d'un rapport théorique. D'autres préconisaient un rapport préliminaire, quitte à reprendre les travaux plus tard.
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés