Facilités linguistiques: certains réécrivent l'histoire (Di Rupo)

Le ministre-président wallon, et président du PS, Elio Di Rupo, est revenu lundi, en marge d'une conférence de presse consacrée à l'immersion linguistique, sur les déclarations d'Yves Leterme au quotidien français "Libération". A ses yeux, le ministre-président flamand réécrit l'histoire.

(belga) M. Leterme expliquait notamment le caractère, d'après lui, transitoire des facilités linguistiques accordées aux Francophones de certaines communes de Flandre situées dans la périphérie bruxelloise et le long de la frontière linguistique.

"On essaie de faire croire que les facilités linguistiques sont un privilège et, comme tout privilège, qu'elles sont appelées à disparaître. C'est contraire à la vérité historique. S'il y a eu une frontière linguistique, c'est parce que l'on a donné la garantie aux Francophones de pouvoir continuer à parler leur langue et à recevoir des documents administratifs dans leur langue en terre flamande. La mémoire s'estompe et 40 après, on réécrit l'histoire. On fait croire que de mauvais Francophones ne veulent pas s'intégrer. Ce n'est pas vrai!", a-t-il expliqué.

M. Di Rupo a répété qu'il considérait les déclarations de M. Leterme à propos des Francophones comme "injurieuses". "Ce sont des propos qui témoignent d'un sentiment profond chez M. Leterme: l'entrevue a été réalisée hors temps fort de la politique et on m'a dit qu'il avait relu l'interview. Si tel est le cas, c'est injurieux", a-t-il souligné.

M. Leterme avait notamment déclaré qu'apparemment les Francophones n'étaient pas "en état intellectuel d'apprendre le néerlandais". Il livrait aussi sa vision de la Belgique, née d'un accident de l'histoire, sur le lien entre Néerlandophones et Francophones qui se résumait à l'équipe nationale de football, au roi et à certaine bières, etc.

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés