Importants débouchés en Russie pour les entreprises belges

La Russie présente un potentiel industriel et commercial considérable pour les entreprises belges de l'industrie technologique, malgré des risques importants pour les investisseurs, a estimé mercredi la Fédération de l'industrie technologique, Agoria.

(belga) Agoria participera du 26 juin au 1er juillet à une mission économique dans ce pays aux côtés du prince Philippe. Environ 25 entreprises membres d'Agoria (sur 1.400) sont actuellement présentes en Russie, ce qui est proportionnellement peu par rapport aux autres pays d'Europe centrale, a souligné le secrétaire général d'Agoria, Dominique Michel.

Selon Agoria, les entreprises technologiques belges peuvent encore renforcer leur présence dans ce pays qui offre des débouchés considérables. Elle met toutefois en garde contre les risques importants (corruption généralisée, insécurité juridique, non-garantie des approvisionnements en énergie, procédures opaques, contrefaçon, etc.) auxquels sont encore exposés les investisseurs étrangers, malgré une stabilité politique retrouvée. Les risques commerciaux sont qualifiés d'élevés par l'Office national du Ducroire.

La Russie s'est en effet engagée, pour plusieurs milliards de dollars, dans de vastes projets comme le renouvellement de ses infrastructures de transports et la modernisation de son outil industriel. Les secteurs gazier, pétrolier et de la construction connaissent aussi un développement notable.

Les exportations des entreprises membres d'Agoria vers la Russie sont en constante augmentation depuis 2003 et s'élevaient en 2005 à plus de 600 millions d'euros. "L'évolution est positive, mais les entreprises belges peuvent faire mieux. Il y a encore de la marge pour elles", en termes d'exportations et d'investissements, a estimé M. Michel.

Lors de la mission économique emmenée par le prince Philippe du 26 juin au 1er juillet, Agoria compte promouvoir ses membres sur les marchés financier, aéronautique, énergétique (des entretiens sont prévus avec le géant Gazprom), de la construction, de la santé et des équipements médicaux.

La Russie a vu son PIB croître de 5,1% en 2001 à 6,4% en 2005, tandis que son inflation diminuait dans le même temps de 18,6% à 11%. Ses réverves fédérales sont passées de 36,6 à 182,2 milliards de dollars, principalement grâce aux revenus du gaz et du pétrole (la Russie produit quotidiennement autant de barils de bruts que l'Arabie Saoudite).

Tous secteurs confondus, la production industrielle a crû de 4,4% en 2005. Les importations ont quasi doublé en dix ans, pour atteindre 130 milliards de dollars en 2004, tandis que les exportations s'élevaient à 204 milliards de dollars.

La part des investissements étrangers dans l'industrie manufacturière est passée de 30,9% en 2004 à 46% l'année suivante.

(photo: belga)

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés