Indexation: les patrons belges en phase avec la BCE

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La FEB soutient entièrement la politique de stabilité des prix de la banque centrale européenne (BCE) et par la même occasion les critiques de la BCE à l'encontre du mécanisme d'indexation automatique des salaires sur les prix appliqué en Belgique. "Il faut à tout prix éviter de retomber dans la situation que nous avons connue dans les années 1970, caractérisée par une forte inflation et des pertes d'emploi massives", a expliqué Rudi Thomaes, le patron des patrons belges.

Photo: Rudi Thomaes, 'administrateur délégué de la FEB  (Photonews)

(belga) - La fédération des entreprises de Belgique (FEB) soutient entièrement la politique de stabilité des prix de la banque centrale européenne (BCE) et par la même occasion les critiques de la BCE à l'encontre du mécanisme d'indexation automatique des salaires sur les prix appliqué en Belgique. Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, avait critiqué vendredi le mécanisme en le qualifiant d'"inacceptable dans une union monétaire telle que la zone euro".

M. Trichet a également fait référence à la gestion du choc pétrolier de 1973 et 1974, durant lequel les salaires ont été augmentés pour compenser l'inflation, provoquant selon lui une perte de compétitivité des entreprises et une hausse du chômage.

En Belgique, les indexations des salaires se basent sur l'indice santé duquel on retire, par exemple, les prix du carburant et du tabac (mais pas du mazout, du gaz et de l'électricité). "Cet indice épuré n'est toutefois pas sans danger", indique l'administrateur délégué de la FEB Rudi Thomaes dans un communiqué.

En effet, vu l'inflation de ces derniers mois, l'indice santé a été dépassé, ce qui a pour conséquence qu'une très large part des salaires va connaître, pour la deuxième fois cette année, une augmentation, à hauteur de 2%.

"Cette évolution provoquera non seulement une perte de compétitivité pour les entreprises belges, mais alimentera également les effets dits 'de second tour'", prévient-il. "Il faut à tout prix éviter de retomber dans la situation que nous avons connue dans les années 1970, caractérisée par une forte inflation et des pertes d'emploi massives", explique Rudi Thomaes.


Les partenaires sociaux devront chercher une solution pour résoudre ce problème au cours des négociations de l'automne sur les salaires, conclut-il.

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