KB Lux: l'histoire de la perquisition contestée

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L'audience du juge Frédéric Lugentz comme témoin dans le cadre du procès KB Lux a été reportée à 14h ce mardi. En attendant, le président du tribunal est passé au second point de l'ordre du jour, à savoir l'explication des faits.

Bruxelles (L'Echo)  - Au procès de la KBL devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, le juge Pierre Hendrickx a mis un point final, mardi en début d'après-midi, à son exposé relatif à la synthèse qu'il a faite du dossier. L'audience a repris à 14 heures, avec le témoignage du juge Frédéric Lugentz qui a instruit la plainte déposée contre des enquêteurs et qui a abouti à l'inculpation de l'un de ceux-ci.

Onze des prévenus ont été des dirigeants ou des cadres importants de la Kredietbank (devenue KBC) ou de sa filiale luxembourgeoise KB Lux (devenue KBL European Private Bankers). Les trois autres prévenus étaient des clients de la KB. Ce trio se compose de Lucien Verkest, le chef d'entreprise impliqué dans le scandale de la dioxine, de son épouse et de Rita Verstraeten, surnommée "la femme la plus riche de Belgique". Mais aucun de ces trois prévenus ne s'est manifesté à l'audience.


Le président Hendrickx a débuté son exposé par les circonstances de la perquisition tant querellée et qui a permis de mettre la main sur des microfiches internes à la KBL, révélant les vrais titulaires de comptes anonymes à Luxembourg. En fait, quatre cadres importants de la KBL ont détourné 10 millions d'euros en 2004 et les ont fait virer sur un compte en Slovaquie. Une grande partie de l'argent sera récupéré mais le quatuor va tenter de monnayer son silence sur la réalité de ces comptes secrets qui sont répertoriés par numéro.

L'un de ces quatre ex-KBL va entrer en contact avec un vétérinaire bruxellois, Jean-Pierre Leurquin, radié de l'ordre pour escroquerie. Ce dernier, devenu indicateur du Bureau d'information criminelle - dissous depuis une quinzaine d'années - puis de la Police Judiciaire, va informer ses contacts de l'existence de ces microfiches. Et, en 1995, à l'occasion de l'arrestation d'un locataire de Leurquin, la PJ va découvrir « miraculeusement » les documents dans la cage d'escalier de l'immeuble de l'avenue Brugmann où vivaient l'indicateur de police et son locataire.

Selon la défense, cette perquisition est truquée et illégale.

L'audience a repris mardi après-midi.

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