L'épargne belge trop avantagée, estime l'OCDE

L'Organisation formule ses recommandations pour soutenir la croissance "vigoureuse" de notre économie. Il s'agit notamment d'augmenter les droits d'insciption dans l'enseignement supérieur et d'agir au niveau du traitement fiscal des emprunts hypothécaires en limitant la déductibilité au seul remboursement des intérêts.

Le secrétaire général de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), Angel Gurria, a salué hier "la reprise solide et vigoureuse" de l'économie belge en 2006. Il attribue cette bonne santé aux efforts de désendettement dont "le monde entier prend note" et aux mesures pour relever le taux d'emploi.

Gurria table sur une croissance de 2,3% en 2007 et invite le gouvernement à mettre à profit cette période d'embellie pour "lancer des mesures de soutien". Lesquelles? À côté de suggestions classiques sur la durée des allocations de chômage ou la fermeture "des voies de sortie vers la retraite anticipée", l'OCDE propose d'augmenter les droits d'inscription dans l'enseignement supérieur.

Une manière d'inciter les étudiants à mieux réfléchir à leur orientation et d'apporter aux établissements de nouveaux moyens, utiles à la qualité de l'enseignement. L'OCDE constate par ailleurs que l'exonération fiscale (plafonnée) des intérêts sur les comptes d'épargne prive l'État de 6% de ses recettes fiscales. Les autorités doivent donc relever d'autres taux d'imposition, au détriment de "la performance économique".

La Belgique est invitée à revoir ce dispositif. De même, le traitement fiscal des emprunts hypothécaires est jugé si favorable qu'il oriente le capital vers les bâtiments aux dépens d'utilisations "plus productives". L'OCDE suggère de limiter la déductibilité au seul remboursement des intérêts. A lire dans L'Echo en pp 1,2 et 8.

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