La FEB plaide pour le maintien des intérêts notionnels

La FEB a lancé un appel au futur gouvernement pour qu'il maintienne le système des intérêts notionnels. La fédération estime qu'il a aidé les entreprises à mieux traverser la crise.

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a appelé jeudi le gouvernement qui sortira des prochaines élections fédérales à maintenir le régime controversé des intérêts notionnels.

"Si nous voulons continuer à attirer des entreprises internationales en Belgique, il est essentiel de ne pas supprimer les intérêts notionnels. C'est un appel que je lance au futur gouvernement", a plaidé jeudi, Philippe Lambrecht, administrateur-secrétaire général de la FEB.

"Avec un taux de fiscalité champion du monde toute catégorie et un coût du travail parmi les plus hauts du monde, comment voulez-vous encore attirer des entreprises (...) si ce n'est avec les intérêts notionnels? ", a-t-il souligné.

Selon la FEB, l'existence de ce régime de réduction fiscale au bénéfice des entreprises leur a permis de mieux traverser la crise économique actuelle.

"Heureusement qu'il y avait les intérêts notionnels, sans quoi un nombre encore plus grand d'entreprises aurait fait faillite", a encore assuré M. Lambrecht, qualifiant de "purement idéologiques" les critiques adressées à ce système.

Outre la question des recettes de l'Etat, la FEB a pressé jeudi la classe politique du pays à s'interroger sur ses dépenses.

"La complexité de notre pays fait qu'il y a des taxes à tous les niveaux. Cela a un coût. Il est temps de se demander si cela est raisonnable", a dénoncé M. Lambrecht, citant notamment "le nombre d'emplois dans la fonction publique".
"On dépense plus que notre capacité de contribution. A force d'épuiser la vache à lait, elle n'aura plus de lait", a-t-il conclu.

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