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La FEB présente son mémorandum en vue des élections européennes

Rudy Thomaes, administrateur délégué de la FEB ©Lieven Van Assche

La FEB y plaide entre autres pour une "politique économique forte au sein de la zone euro". Elle appelle par ailleurs à ce que l'Europe "ne rate pas le train des technologies propres", l'industrie étant à ce propos "un partenaire et non un adversaire dans la lutte contre les changements climatiques".

(belga) - A deux mois des élections européennes, la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) a présenté, ce mardi, le mémorandum qu'elle remettra sous peu aux autorités belges et européennes. Elle y plaide entre autres pour une "politique économique forte au sein de la zone euro".

"Dans les secteurs où l'Europe a mis en place une machine puissante, comme la Banque centrale européenne, elle a pu faire face à la crise. Par contre, elle n'a pas répondu aux attentes là où elle est moins organisée", a expliqué Rudi Thomaes, l'administrateur délégué de la fédération patronale.

En d'autres termes, une politique économique ambitieuse s'impose au sein de la zone euro afin d'aider les Etats à sortir de la crise tout en préparant l'avenir.

Forte de cette conviction, la FEB a formulé une série de recommandations, parmi lesquelles figurent la mise sur pied d'un système juridique favorable aux entreprises ainsi que la nécessité de lever les obstacles entravant la réalisation d'un véritable marché intérieur, notamment sur le plan fiscal.

La fédération propose dans ce cadre de supprimer complètement la double imposition transfrontalière, notamment sur les dividendes, et d'introduire la possibilité d'une compensation transfrontalière des pertes au sein des entreprises.

Elle appelle par ailleurs à ce que l'Europe "ne rate pas le train des technologies propres", l'industrie étant à ce propos "un partenaire et non un adversaire dans la lutte contre les changements climatiques". Néanmoins, poursuit-elle, "la fiscalité verte européenne ne peut pas mettre en péril la compétitivité de nos entreprises et les objectifs de l'Union en matière d'énergies renouvelables ne doivent pas sanctionner doublement les Etats membres au potentiel limité, comme la Belgique".

"Lorsque la situation économique redeviendra normale, le déficit budgétaire et le taux d'endettement des Etats membres doivent repasser respectivement sous la barre des -3 pc et des 60 pc du PIB", ajoute par ailleurs la FEB en appelant également à la création "d'espaces de convergence" en ce qui concerne, par exemple, la question des charges sur le travail.

"Le traité de Lisbonne doit être appliqué afin que l'Europe devienne un pôle majeur", a enfin souligné Rudi Thomaes. "La politique des 5 prochaines années doit placer notre continent en pole position sur les marchés de croissance du futur. Ces défis requièrent avant tout que les Etats membres unissent leurs forces pour faire face à la situation économique. L'Europe doit utiliser les moyens existants de façon optimale afin de donner un nouveau souffle à l'économie et dans ce contexte, les investissements dans l'économie de la connaissance européenne revêtent une importance capitale", a-t-il conclu.

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