Le déficit belge de 20 milliards confirmé

©Jan de Meuleneir

La Belgique a terminé l'année 2009, avec un déficit de 5,9% du PIB, soit vingt milliards d'euros, a confirmé ce mardi lors d'une conférence de presse le secrétaire d'État au Budget, Melchior Wathelet

Bruxelles (L'Echo)- Le budget 2009 s'est finalement clôturé sur un déficit de 20 milliards d'euros, soit 5,9% du PIB, a annoncé le gouvernement fédéral ce mardi, confirmant ainsi les informations publiées par "L'Echo" la semaine dernière.

La dette publique remonte ainsi à 97,9 du PIB et elle devrait re-passer la barre des 100% cette année. Les programmes d'ajustement annoncés viset à tuer dans l'oeuf le fameux "effet boule de neige" pour repasser sous le seuil symbolique au plus tard en 2015.

Déficit fédéral

Le déficit est localisé essentiellement au niveau fédéral: une perte de 14 milliards, sur un volume de recettes de 40 milliards. Proportionnellement, c'est cinq fois plus que le déficit de la sécurité sociale et de l'Entité II (Régions, Communautés et pouvoirs locaux).

La détérioration du solde budgétaire au niveau fédéral est essentiellement due à une diminution de 8,6% de l'ensemble des recettes fiscales. Les chutes les plus spectaculaires sont constatées dans le précompte mobilier et les versements anticipés.

Les dépenses (hors sécurité sociale) sont, elles, sous contrôle puisqu'elles baissent de 0,2% (la baisse serait même de 1,9%, hors pensions). Cela montre concrètement l'impact croissant du vieillissement sur les finances publiques, phénomène pour lequel, en dépit d'innombrables mises en garde, l'État est très mal préparé.

Ajustement budgétaire

Il ne faudrait pas céder à la panique. Le déficit a beau être imposant, il n'en est pas moins conforme aux estimations faites en octobre lors de la confection des budgets 2010. Les trajectoires d'assainissement des finances publiques à l'horizon 2015 ne doivent donc pas être sensiblement modifiées.

Elles le seront peut-être parce que la croissance 2010 devrait être meilleure que prévu (1% au lieu de 0,4%). Si des marges devaient se dégager, elles seront affectées en priorité à l'assainissement budgétaire, a confirmé le gouvernement ce mardi. Cela permettrait à la Belgique d'afficher, sans nouvelles mesures, un déficit proche de 3% en 2012, comme le demande la Commission européenne, a dit le ministre des Finances, Didier Reynders.

C.D.C.

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